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A blog apart , VIVE LE CINEMA

08 juillet 2005

ORANGE MECANIQUE - 1971

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De : Stanley Kubrick

Avec : Malcolm McDowell, Patrick Magee, Adrienne Corri, Michael Bates, Warren Clarke

Synopsis
Au XXIème siècle, ou règnent la violence et le sexe, Alex, jeune chef de bande, exerce avec sadisme une terreur aveugle. Après son emprisonnement, des psychanalystes l'emploient comme cobaye dans des expériences destinées à juguler la criminalité...

Le livre et le film firent l'objet de violentes polémiques en Angleterre, en raison du contenu brutal et sexuel de l'histoire. Warner Bros. et Kubrick furent très prudents lors de la sortie initiale du film au Royaume-Uni, puisqu'il ne fut projeté que dans une seule salle pendant plus d'un an avant une sortie plus étendue, une fois le débat initial calmé. Le film fit cependant beaucoup de bruit, et fut effectivement condamné par les médias britanniques et les adversaires de la violence suite aux actes de violence de toutes sortes qui furent perpétrés dans le pays entre 1972 et 1973. C'est à la suite de cela que Kubrick demanda à Warner Bros. de retirer le film des salles. Kubrick et le studio interdirent ensuite toute projection d''Orange Mécanique' sous quelque format que ce soit en Grande-Bretagne jusqu'en 2000. Dans une interview réalisée après le décès de Kubrick, sa femme Christiane raconte que l'une des raisons de ce retrait est que lui-même et sa famille avaient reçu plusieurs menaces de morts à cause du film.


Lors de la scène du viol, si Malcom McDowell choisit de chanter "Singin' In the Rain" pendant la scène du viol, c'est parce qu'il s'agissait de la seule chanson dont il connaissait les paroles par coeur.

A l'hôpital, dans les articles de journaux traitant du suicide d'Alex, son nom de famille est Burgess (Anthony Burgess est l'auteur du livre "Orange Mécanique").

La cassette rouge qu'Alex retire de sa chaîne stéréo pour y insérer celle de Beethoven porte l'inscription "Gyorergi Ligetti". Ligetti composa certaines musiques de 2001: l'Odyssée de l'Espace et de Shining.


Imaginez la tête des personnes qui l'ont vu à sa sortie en 1971 ! Un choc terrible...

Je n'irais pas par 4 chemins, ce film est un chef d'oeuvre. Le mélange de violence et de beauté est magnifiquement mélangé par Kubrick qui en donnant à Malcom McDowell son meilleur rôle, son personnage de Alex possède des goûts assez spécial mêlant la violence à la musique. Le viol à Beethoven. Je ne dirais pas que c'est jouissif, non ce serait plutôt choquant. Choquant, ce serait le mot le plus adéquat au film. Dans ce cas là le film peut-être choquant dans le mauvais sens ou bien dans le bon. Pour beaucoup, c'est dans le bon, mais pour d'autres ce film est un cauchemar !

Donc le film commence lorsque Alex et sa bande de Droogs boivent 4 Moloko Plus et s'en va ensuite frapper un clochard en se marrant. Vous l'aurez compris, la violence est au rendez-vous.

Ce qu'il faut aussi retenir, c'est qu'il ne faut justement pas retenir le sens visuel du film mais bien le sens moral qui essaie de faire comprendre la violence chez les jeunes. Soit c'est assez dur d'expliquer un film comme celui-ci...

Orange mécanique fait encore beaucoup de débat dans le monde entier comme à sa sortie... En tout cas, je ne pourrais mieux expliquer ce film tellement il est lourd de significations. Le meilleur moyen pour comprendre ce film, c'est d'aller le voir !

Posté par ablogapart à 15:21 - Kubrick - Commentaires [3] - Permalien [#]

Commentaires

    Bienvenue Tim

    Bienvenue sur Canal Tim et à + pour de nouvelles aventures cinématographiques. Ici, beaucoup moins d'emmerdes, d'après ce qu'on m'en a dit !

    Posté par Chris, 08 juillet 2005 à 16:59
  • Yeah!!!

    Yeah!! Tim!! bienvenue à toi, heureux que tu sois là aussi, tu as trouvé la solution de rechange à Skyblog, comme moi lol, bien vu!!

    Bonne chance sur canal

    acte.sky
    actee.canal

    Posté par Mich, 08 juillet 2005 à 17:11
  • Le meilleur film de tous les temps pour moi

    Après le merveilleux 2001 : l'odyssée de l'espace, Kubrick reste dans la SF mais ici, il décide de réaliser une critique virulente de la société moderne. La violence qu'il a connu aux USA l'a beaucoup inquiété, et après avoir découvert le livre d'Anthony Burgess Kubrick veut dénoncer cette violence si présente chez les jeunes. Mais avec ce film ce n'est pas un message anti-violence (décrite avec brio et réalisme) mais bel et bien une ode à la liberté individuelle, une méfiance envers des sociétés de plus en plus totalitaires, la suppression de sentiments à travers une méthode abjecte.
    Malcom McDowell est tout simplement ahurissant et saisissant dans son rôle de jeune tour à tour bourreau et victime, tout comme les autres acteurs, aidés par une photographie tout simplement superbe. Mais là où le film atteint ses sommets, c'est bel et bien dans sa réalisation : Kubrick y déploie tout son génie, son don de metteur en scène, ses inventions visuelles, il y démontre tout simplement qu'il est l'un des plus grands techniciens de son temps. Son choix musical est aussi prépondérant, et le film nous offre son quota de scènes anthologiques : Alex battant un vieillard en chantant "Singin in the rain", ce même Alex ayant des relations avec deux femmes sur l'ouverture du "William Tell" joué 5 fois plus vite...
    Un grand film, culte, mythique, une référence incroyable et inoxydable pour nombres de cinéastes et autres amoureux de vrai cinéma...
    Note : *****

    Posté par Bastien, 30 juillet 2005 à 13:18

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