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A blog apart , VIVE LE CINEMA

10 juillet 2005

LE PARRAIN 2 - 1974

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De : Francis Ford Coppola

Avec : Al Pacino, Robert De Niro, Robert Duvall, Diane Keaton, Talia Shire et John Cazale

Synopsis
A la mort de Vito Corleone, dit "le Parrain", c'est son fils, Michael, qui reprend les affaires familiales. Très vite, son ascension dans le milieu mafiosi est fulgurante.

Depuis la mort De Don Vito Corleone, son fils, Michael, règne sur la famille. Amené à négocier avec la mafia juive, il perd alors le soutien d'un de ses lieutenants, Frankie Pentageli. Echappant de justesse à un attentat, Michael tente de retrouver le coupable, soupçonnant Hyman Roth, le chef de la mafia juive.
Vito Corleone, immigrant italien, arrive à New York au début du siècle ; très vite, il devient un des caïds du quartier, utilisant la violence comme moyen de régler toutes les affaires. Seul au départ, il bâtit peu à peu un véritable empire, origine de la fortune de la famille des Corleone.

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Le tournage du film a été long et s'est fini en Italie, pour toute la partie de la jeunesse de Vito Corleone, donc de celle de Robert De Niro. Le comédien, dont le grand-père est italien, a étudié la langue, qu'il ne connaissait que par bribes, grâce à un voyage en Sicile avant les premiers coups de manivelle. C'est sur ce tournage qu'il fit connaissance de Bernardo Bertolucci, avec qui il tournera 1900 (1976).

Coppola a choisi Robert De Niro pour le rôle de Vito Corleone jeune, alors que le comédien avait été pressenti pour jouer Michael, rôle finalement tenu par Al Pacino. En fait, De Niro remplace Marlon Brando, que Coppola voulait, en le maquillant pour lui donner un air jeune, comme il l'avait maquillé pour lui donner l'air âgé dans le premier film. Le problème est que Brando avait une clause dans son contrat où il refuse quelque suite que ce soit.

De Niro, pour sa performance, reçut l'oscar du meilleur second rôle, malgré sa prestation en italien ; pour rappel, seuls Sophia Loren et Roberto Benigni ont reçu également un oscar alors que leur rôle n'était pas en anglais.
En plus de l'oscar pour De Niro, le film reçut ceux de meilleurs film, mise en scène, adaptation, décors et musique.

Al Pacino - "Je voulais que les gens aiment Michael, l'aiment dans le sens où je voulais qu'ils le voient, le comprennent, lui et son dilemme, sans leur demander de s'identifier à lui. C'est ce que je recherchais. C'est très difficile à faire et je pense que j'y suis parvenu. J'en suis très fier." 

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Sans doute le meilleur de la trilogie. Tout d'abord par son casting somptueux, oui un duo Al Pacino/De Niro. Bien qu'ils soient à la tête de l'affiche ces derniers ne se retrouveront jamais en face à face dans le film. Oui, Al Pacino gardant son rôle de Michael Corleone dorénavant appelé "Le Parrain" après la mort de son père Vito Corleone (Marlon Brando). De Niro interprète le rôle de ce dernier étant jeune.

Tout comme le premier, chef d'oeuvre. Les mêmes ingrédients du premier opus sont repris dans le deuxième : les musiques siciliennes, les paysages, les costumes... enfin toute la panoplie. Mais quand De Niro s'ajoute au casting, il faut s'attendre un petit plus par rapport au premier opus. Et ce plus est bien présent, oui, il s'agit bien sûr de la loi du temps. Au début je me disais: "Hein ? De Niro se nomme Vito Corleone alors qu'il est mort ! Comment se fait-il ?" Ce n'est seulement après avoir vu le film et que j'ai relu le synopsis que je me suis rendu compte que Coppola racontait l'histoire de son enfance. Une idée plutôt astucieuse...

Un chef d'oeuvre tout simplement ! Une beauté !!

Posté par ablogapart à 03:58 - Coppola - Commentaires [4] - Permalien [#]

Commentaires

    + Bobby

    Idem que le le com précédent, mais avec Bobby en +. Bobby pour Brando... l'histoire du septième art en marche !

    Posté par Chris, 11 juillet 2005 à 13:32
  • Incroyable

    Tout comme le premier volet, ce second épisode de la trilogie culte du parrain, est incroyable!
    Des interprétations fabuleuses, un film mythique!

    Posté par Michael, 11 juillet 2005 à 19:24
  • Tout le monde trouve que c'est le meilleur. Pour moi, c'est le moins bon

    La saga fleuve est de retour. Michael Corleone à la tête des affaires,Coppola de retour à la barre, Al Pacino de plus en plus brut et De Niro en Vito Corleone jeune. Comme le premier film, le Parrain 2 a été acclamé par le public et la critique. Comme le premier film, le Parrain 2 a reçu l'Oscar du meilleur film. Et comme le premier film, le Parrain 2 pourrait se résumer par « si beau... Si long.... ».


    Il est véritablement rageant de voir un film aussi soigné et luxueux, aussi dense et somptueux et d'en ressortir avec pour premier souvenir la longueur interminable du récit. Ce que l'on retient du film, c'est avant tout ses 3h15 (soit une demi heure de plus que le premier qui était déjà trop long) et ses successions de scènes qui se suivent au même rythme imperturbable, à la limite de la somnolence. Le Parrain 2 est un film qui perpétue l'aspect saga mis en place par le premier en le poussant toujours plus loin. Comme pour le premier film, on a la sensation d'être devant une succession d'épisodes télévisuels agencé maladroitement, un bloc lourd mais assez indigeste (et encore, le dvd propose le film sur 2 disques, ce qui autorise une pause bienvenue et permet au film de s'aérer un peu !).
    Notons qu'à l'origine, Coppola ne souhaitait pas mettre en scène ce second volet. Ce n'est qu'en échange d'un gros chèque et d'un contrôle artistique total qu'il accepta de rempiler. Est-ce pour ce refus de départ que cette suite souffre d'une certaine nonchalance globale, comme si le réalisateur était fatigué de poursuivre les aventures des Corleone ? Car à bien des égards, le métrage manque cruellement de rebondissements, paraît infiniment moins dense que le premier (alors qu'il est plus long)... Coppola déclarait au départ qu'il n'y avait pas de raisons de poursuivre les aventures de la famille Corleone, que tout était dit dans le premier. Il n'a pas tout à fait tort. Presque toute la famille ayant été liquidée au terme du premier film, à quoi bon jouer les prolongations ?


    La solution est néanmoins trouvée. Car si la première chose qui frappe chez le Parrain, c'est ses défauts, on a ensuite largement le temps de lister les qualités réelles de l'oeuvre. A commencer par une sorte de réorientation légère de la saga sur la figure centrale de Michael Corleone. Personnage fade et effacé au début du premier film, puis prenant peu à peu la tête de la famille, Michael devient dans cet opus une personne tentant désespérément de garder le pouvoir en oubliant sa famille. Là grande idée du récit est de monter 2 intrigues en parallèle. L'une est la suite du Parrain (les affres de Michael), l'autre est le prologue (l'enfance de Viot Corleone). D'un côté, on a l'ascension de celui qui deviendra le Parrain, de l'autre, la chute inexorable du fils.
    Les deux parties, si elles ne s'imbriquent pas nécessairement bien et souffrent d'un certains déséquilibres (les flash back n'occupent pas une assez large partie de l'histoire) ne manquent pas de se répondre dans un jeu d'échos inverser. Le premier plan du film nous montre Michael dans une posture semblable celle de son père dans le premier opus. Mais la lumière est sombre, Michael étant déjà dans les ténèbres. Le plan final, a la composition semblable, présentera un Michael seul, ayant tout perdu. Le Parrain 2 nous parle d'une chute.
    Car pendant que Vito Corleone bâtit une famille en étendant son pouvoir, Michael fait exactement l'inverse, détruisant sa famille pour conserver le pouvoir.


    Si la famille occupait une place prépondérante dans le premier tome, s'étiolant au fur et à mesure, elle est définitivement ici brisée, morte. A là séquence du mariage du premier film, le parrain 2 opère un écho lors d'une séquence de communion donnant d'emblée la teneur de tout le film. Loin de l'ambiance des fêtes italiennes s'est substitué une cérémonie vulgaire durant laquelle le Michael est occupé à pousser un sénateur à lui accorder une part des affaires de Las Vegas (là où, durant le mariage, Vito Corleone s'occupait essentiellement d'affaires familiales). La famille est en retrait. Place au business. Les affres politiques et autres procès auront bons déstabiliser Michael, c'est par la cellule familiale qu'arrivera le drame. Dès le premier flash back, la famille est une cible destinée à être abattues. Mais là où la mort de la mère de Vito (et pas seulement elle) mènera le jeune enfant à se créer une famille et à la protéger (voir comment il regarde sa famille lors de la fanfare), Michael opère le chemin inverse. Sa famille est déjà là mais il ne s'en occupe plus (sa femme n'apparaît presque plus à l'écran) et lorsque c'est sa propre mère qui meurt, il ne prend conscience de rien, comme s'il avait déjà renier ce qui faisait le ciment du foyer. La scène finale du dîner insistera bien là-dessus, lorsque Michael restera seul à table, ayant déjà décidé du sens de sa vie, rompant avec le sens des valeurs familiales.
    Michael n'a pas le sens de la famille et c'est ce détachement (que lui reprochera Pignatelli) qui va gangrener les liens familiaux : sa femme se fera avorter pour ne pas que son nouvel enfant grandisse dans un milieu aussi corrompu (Michael a commis l'erreur de prendre une femme extérieur au réseau familial et surtout de lui mentir à la fin du premier film) et Michael l'exclura du foyer d'un simple claquement de porte. Quand à la trahison, elle viendra du sein même de ce qui reste de la famille, par un frère.


    Le mouvement de balancier qu'effectue le film en alternant la vie de Vito et celle de Michael permettra aussi d'insister sur le fait que le fils n'a même pas saisis le sens profond des affaires. Vito était animé par un sens de l'honneur, une sorte de Robin des Bois volant les riches pour donner aux pauvres. Il aide une vieille dame à conserver son appartement, venge le meurtre de sa famille et élimine ceux qui s'en prennent à des innocents, comme la Main Noire, et ce durant une procession de San Gennaro tandis que la vierge est couverte d'argent. Il y a une dimension héroïque chez Vito que l'on ne retrouve plus chez le fils. Michael abat sans fondement Hyman Roth, se rend à Cuba et ne comprend rien du tout au changement qui politique qui balaye le pays...
    Enfin, il reniera définitivement ses liens du sang en faisant abattre son frère à la fin. Il a vendu son âme en commentant l'irréparable. Il a conservé le pouvoir mais à perdu tout le reste. Là où la dimension religieuse des meurtres de Vito avait quelques choses d'héroïque, elles marquent la perversion de l'âme de Michael (le meurtre sur le lac sur fond de « Je vous Salue Marie ».
    Ne reste plus pour Michael que la solitude, un avenir stérile. Aux décors ensoleillés de Sicile succèdent des paysages enneigés.


    Le Parrain 2 est donc un film intéressant qui aurait gagné à durer une bonne demi heure de moins minimum mais qui gagne des points par la profondeur que gagne son héros tragique. On peut quand même préférer le premier film qui suggérait déjà les évènements que cette suite se contente de développer en s'étirant un peu inutilement, sentiment renforcé par la reprise de certaines scènes déjà vue dans le premier film (la porte se refermant sur la femme, les meurtre final sur fond de prières).


    NOTE : 4/6

    Posté par merovingien, 19 juillet 2005 à 00:47
  • Mon préféré aussi

    A peine trois ans après le succès du Parrain (3 Oscars), Coppola et Puzzo se remettent en selle pour signer la suite de ce chef-d'oeuvre, intitulé tout naturellement Le Parrain : 2ème partie. Evidemment, tout le mone craint un échec, car rares sont les suites qui marchent et de plus, personne n'ose imaginer un film meilleur que Le Parrain. Et pourtant, en 1975, Coppola bluffe tout le monde avec son Parrain : 2ème partie!
    A la fois très proche et pourtant si différent du premier Parrain, Le Parrain : 2ème partie peut être divisé en deux parties distinctes (mais pourtant en relation), à savoir la montée en puissance du jeune Vito Corleone et la chute aux enfers de son fils, nouveau Parrain, Michael Corleone.
    Si Pacino reprend son rôle avec encore plus de rage au coeur qu'avant (offrant ainsi l'une de ses meilleures interprétations), c'est Robert De Niro himself qui reçoit la lourde tâche de reprendre le rôle tenu autrefois par Brando. Et quelle réussite! Fidèle à sa réputation, De Niro passa plusieurs séjours en Italie et en Sicile pour se réimprégner de la langue de ses ancêtres, et on ne peut qu'applaudir cette performance qui lui valut son premier Oscar (celui de meilleur second rôle), à lui à qui Coppola avait d'abord songer pour tenir le rôle de Michael Corleone dans le premier Parrain.
    Et pour le reste? Bah toujours aussi impeccable, la musique de Nino Rota ne change pas mais garde son emprise sur nos âmes et nos sentiments, inspirant le respect et l'amour de l'oeuvre, l'une des rares à surpasser son prédécesseur...
    Note : *****

    Posté par Bastien, 30 juillet 2005 à 13:04

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