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A blog apart , VIVE LE CINEMA

27 juillet 2005

CRAZY KUNG FU - 2004

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De : Stephen Chow

Avec : Stephen Chow, Wah Yuen, Leung Siu Lung, Yuen Qiu

Synopsis
Sing, un prétendu gangster, doit surmonter son incapacité à manier le sabre et démontrer qu'il a toutes les qualités requises pour appartenir au prestigieux gang de Axe.
Dans le même temps, ce gang veut régner en maître sur le territoire le plus convoité qui est en fait une rue sacrée protégée par une bande de personnages hauts en couleurs. La plupart d'entre eux sont des maîtres du kung fu déguisés en personnes ordinaires.
Après plusieurs rencontres avec des voyous et une véritable brute connu sous le nom de "The Beast", Sing parvient à vaincre ses handicaps et réalise qu'il est devenu l'un des plus grands maîtres de kung fu destiné à protéger la rue sacrée.

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Suite au carton inattendu de son précédent film, Shaolin soccer (2002), qui est devenu le plus gros succès de toute l'histoire des comédies d'actions made in Hong Kong, le réalisateur Stephen Chow se devait de négocier son virage. Il raconte : "Qu'allais-je faire ensuite? La réponse était simple : depuis que je suis enfant, j'ai envie de devenir un expert en arts martiaux, un héros du kung fu...au moins à l'écran !" D'où l'idée de réaliser Crazy kung fu dont il dit s'être inspiré de ses souvenirs d'enfance et qui est un véritable témoignage d'amour pour un certain genre de cinéma.

Stephen Chow a toujours voué une admiration sans bornes à Bruce Lee. Quoi de plus normal alors que de le voir un jour réaliser son propre film dans la pure veine de ceux de la légende incontestée du kung-fu. Il raconte son premier souvenir de l'acteur disparu prématurément : " J'étais fasciné, bouleversé par l'expérience de voir mon premier film. Dans l'obscurité, j'ai eu l'impression que mon coeur allait exploser, j'avais les larmes aux yeux. Bruce Lee était incroyable, non seulement par son talent pour les arts martiaux, mais aussi par son esprit, libre, déchaîné et puissant. Il remplissait l'écran. Il est devenu tout ce qui comptait à mes yeux. J'ai décidé de devenir comme lui, de lui ressembler."

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Outre des décors grandioses où un quartier a été entièrement reconstruit pour les besoins du film, le tournage en lui-même a été difficile car comportant beaucoup de scènes d'action et long car d'une durée de quatre mois, ce qui est considéré comme très long pour un film produit à Hong Kong. Le réalisateur raconte : "Crazy kung fu est le film le plus exigeant sur le plan physique que j'aie jamais fait. J'ai effectué plus de combats d'arts martiaux que dans n'importe quel autre film. C'est le tournage qui m'a demandé le plus de travail, jamais je n'étais allé aussi loin, et jamais ça n'avait été aussi difficile ! "

Stephen Chow retrouve le même compositeur que pour Shaolin soccer : Raymond Wong. Il s'entoure également de quelques-uns des acteurs de seconds rôles, aux visages cartoonesques, déjà présents dans son précédent film.

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Un Tarantino bis ? En tout cas, c'est ce que Stephen Chow donne l'impression. Et plus précisément, un Kill Bill bis. Je m'explique, Chow aime le cinéma tout comme Quentin d'ailleurs. Comme Kill Bill, les références cinématographiques sont belle et bien présentes. Je vous donne celles qui m'ont le plus frappés : "Shining" lorsque une cascade de sang sort quand la porte s'ouvre, "Matrix" avec les agents Smith et "Spiderman" avec sa fameuse phrase "De grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilitées". Un clin d'oeil au cinéma américain donc. Quentin a un sacré sens de l'humour, un humour tordu, vous vous en doutez, Stephen Chow aussi. Les scènes d'actions sont tout simplement délirantes ! Le film de Kung fu le plus audacieux et marrant qui soit. Dans Kill Bill c'était "un coup de sabre et ça gicle", dans Crazy Kung-Fu c'est "un coup de poing et ça vole 20 mètre en l'air" ! Tarantino reprend ses acteurs (Madsen, Jackson, Roth,...), Chow les a aussi ! Tarantino regardait les séries Z et séries kung fu, Chow en faisait de même. Tarantino révolutionne le genre policier. Chow révolutionne le genre kung fu. Dans Pulp fiction, les personnages ravagés, les gangsters pas pris au sérieux. Dans Crazy kung-fu, les personnages le sont tout autant. Deuxième film de Tarantino (Pulp fiction) et on crit au géni. "Crazy kung fu", peut on déjà crier au géni? Peut-être devons-nous encore attendre...
Si après ça vous êtes pas convaincu que c'est le clône de Tarantino...

Même si le scénario n'est pas fameux (ce n'était pas le but), le film lui est à la hauteur des espérances de tous ceux qui ont vu "Shaolin soccer". Des scènes hilarantes, comme la course poursuite à la bip bip ! Un mélange explosif de kung fu et de comédie. On l'a remarqué, Chow est un amoureux du cinéma ! Peut-être sera-t-il un géni comme Burton et Tarantino l'on été ? A suivre...

Avoir une sacrée audace, pouvoir prendre de risques il faut savoir pour pouvoir réaliser un film pareil. Tout l'étendu de son talent etait démontré dans son délirant film "Shaolin soccer". Après ce seuccès, il ne fallait pas faire de faux pas ! C'est chose faite avec "Crazy kung-fu", va-t-il maintenant se remettre en question comme l'a fait Quentin avec "Jackie Brown" ? On attend plus que vous Mr. Chow...
Qui n'attend pas son prochain film avec impatience ?

En parlant d'humour, j'ai trouvé bonne blague qu'a faites Einstein à une passante qui lui a proposé quelque chose...

La passante dit à Einstein: "Et si on se marriait et qu'on fesait des enfants ?"

Einstein répond: "Non"

La passante dit : "Si nous fesons un enfant notre enfant héritera de votre intelligence"

Einstein répond: "Le problème c'est que l'enfant pourrait hérité de la votre!"

Maintenant si vous la trouvez pas drôle vous n'avez qu'à pas laisser de coms, mais comme dirait Sarah : "Ce genre d'humour doit être de notre âge..." ;-) Moi je fonds littéralement ! MDRRr
Mais elle est bien meilleure quand on l'entend à la télé ! ;-)
Mais jcomprends si vous me prenez pour un fou ! ^^ lol

Posté par ablogapart à 13:42 - Chow - Commentaires [39] - Permalien [#]

Commentaires

    M'a bien fait rire votre débat looool

    Alors qui a gagné? Sarah ou Tim?? (la meuf ki en rajoute pas une couche non non ptdr)

    Chris... tu veux bien me laisser où je suis voui??!!! ptdrrrrrrr
    Tim, t'es mon frère alors maintenant??? lool
    Décidément, quelle famille!! ^^

    Kissoux à tous!

    Posté par Stef, 11 août 2005 à 11:27
  • Plus que moi alors...

    Je crois que je ne suis pas intervenu dans ce joli débat.
    Lol, je vais trancher en faveur du non, je n'aime pas Stephen Chow, et sa fausse manière de parodier.
    Je n'ai pas accroché à Shaolin Soccer, et à vrai dire, je n'ai pas vu Crazy Kung Fu, je ne peux donc pas être objectif dans ma critique, mais je peuc juste avouer que malgrè ma grande passion pour le cinéma asiatique, je ne le cache pas je pense mdr, je ne supporte pas cette américanisation du cinéma commercial asiatique.
    Pour moi, shaolin soccer était plus américain qu'asiatique, et je ne supporte pas, cette manière brute de présenter le rire.
    En lui même le film était sympa, mais il ne colle pas à la culture de ce continent, alors c'est bien de vouloir innover et s'ouvrir sur l'occident, mais de là à en perdre son identité...
    Bref, quand à ses influences cinématographiques, je crois qu'il ne s'agit que de pop corns movie à la scary movie, qui bien que drôle 5 minutes, commencent à souler les salles de cinéma, en anvahissant de plus en plus les écrans.
    C'est bien, c'est beau, c'est bien fait, c'est marrant, mais ça soule lol.
    Enfin il en faut pour tous, et j'avoue être mal à l'aise de critiquer comme ça, le cinéma que j'affectionne tant, mais il faut savoir rester objectif, mais lorsque l'on aime...Enb tout cas u ntel film ne viendra jamais sur mon blog lol. Je comprends que l'on puisse aimer, et en plus je critique sans avoir vu... A l'instinct, sans doute, ayant vu le précédent.....No comment

    acte.sky
    actee.canal

    Posté par Michael, 11 août 2005 à 13:22
  • to Stef (Crazy kung fu)

    Ben j'ai dit que c'était Sarah pour lui faire plaisir mais en fait c'est moi qui ai gagné !^^ loooool

    Ou bien tu es ma mère caché ???? mptdrrrrr

    Kiss

    Posté par Tim, 11 août 2005 à 16:21
  • Ahahaha !

    Mais ne renie pas ! C'est pas une honte hein !
    T'en peux rien si t'aimes les films commerciaux... mdr

    Posté par Tarantinette, 27 juillet 2005 à 14:12
  • Quelle surprise !

    Ho ! Tim qui met autre chose qu'un film américain sur son blog !!! ,-) Bientôt, je vais t'appeler Stef's brother... loooooooool



    Quelle audace ! Quelle inventivité ! Quelle fraîcheur !

    La preuve par neuf que l’on peut faire un très grand film avec un scénario en peau de chagrin. Car ici, tout est dans la mise en scène et le dessin des personnages. Une inventivité sur chaque plan, sur chaque mouvement de caméra. Stephen Chow et sa caméra complètement folle, plongeant avec délice dans un style burlesque modernisé. Rarement, un film ne sera autant approché du style cartoon à la Tex Avery, notamment dans une séquence d’anthologie, une course poursuite délirante à la « Bip-Bip et le Coyote »



    Stephen Chow est un amoureux du cinéma. Ca se sent, ça se voit et il ne s’en cache pas. Les références cinématographiques fusent, à chaque fois amusantes, comme par exemple celles évoquant Ginger Rogers et Fred Astaire ou encore « Shining » ou « Matrix ». Et le clou du spectacle, la métamorphose de Stephen Chow himself en Bruce Lee, jusque dans les moindres rayures des chaussettes ! Des références comme un clin d’œil à ce que le metteur en scène a admiré mais aussi sans doute pour indiquer qu’il maîtrise complètement les codes cinématographiques. Stephen Chow possède à 100% la technique du cinéma qui lui permet ensuite une totale liberté dans la créativité. Il va saupoudrer d’innovation chaque millimètre de pellicule, revisitant le cinéma Kung-fu et la série Z d’un tour de manivelle, recyclant tout ce qui s’était fait avant lui, et reléguant ainsi le tout dans les greniers poussiéreux. Dur, dur, de voir des anciens films de kung-fu après ça.



    Et puis, cette multitude de personnages plus loufoques les uns que les autres, avec des tronches pas possibles, magnifiquement dessinés. Cette envie d’étonner et de faire contre-pied, également dans la construction des personnages. Tous les caïds du kung-fu sont des sexagénaires à moitié chauve avec des dents pourries et le ventre bedonnant. Comme exemple, la propriétaire mégère aux bigoudis et aux cordes vocales tonitruantes, Yuen Qiu, extraordinaire et hilarante, qui doit faire mourir de rire Tex Avery dans sa tombe.



    Il ne faut pas s’y tromper, Stephen Chow est un génie innovateur, qui avait déjà démontré son talent dans « Shaolin soccer ». Un artiste de la trempe des Burton et Tarantino. Et ce « Crazy Kung-fu » est une bombe au même titre que ne l’était « Edward aux mains d’argent » ou « Pulp fiction » ! C’est dingue et hilarant ! C’est du jamais vu !!!

    Posté par Chris, 27 juillet 2005 à 14:14
  • Et merde... lol

    Bon jvois que vous êtes 2 maintenant ! lol
    Avouez que ce sont de bons films américains ! Non ?

    Sarah, ne nie pas que tu n'aimes pas les films commerciaux,hein ? Si tu dis non, c'est que tu mens !! mdrrr

    Pour Crazy kung fu, bientot une nouvelle critique plus détaillé sur ton blog !
    Et ne serai-ce pas toi le frère de Stef ?
    Mptdr³³³

    Posté par Tim, 27 juillet 2005 à 14:32
  • Bon allez ça va...

    Mais moi je n'ai jamais nié ! Je n'ai jamais dit que je n'aimais pas les films commerciaux !
    C'est toi le coupable ! lol

    Mais c'est bien... Tu as avoué, j'ai gagné !
    Mdrrrrr

    Posté par Tarantinette, 27 juillet 2005 à 16:05
  • Moi non plus...

    Moin non plus je n'ai jamais nié que j'aimais les films américains ! Et je déteste les films commerciaux !

    Non ! J'AI gagné !!!!!

    Posté par Tim, 27 juillet 2005 à 17:15
  • Ah non !

    Ah non je regrette !
    Tu as dit que tu n'aimais pas les films commerciaux et tu ne mets que des films commerciaux sur ton blog ( ton ancien blog plus précisément)...
    Constantine est un film américain, non ?
    Tu as perdu ! Il faut l'avouer !
    Tu t'enfooooooonces Tim ! Tu t'enfoooonces !
    lol

    Posté par Tarantinette, 27 juillet 2005 à 17:30
  • Lequel ?

    Cinetim ou Ablogapart ?
    Si c'est Ablogapart, attend non là tu rigoles ? Des films commerciaux mais pas ULTRA commerciaux ! Nuance! lol
    Mon ancien blog n'était pas aussi commerciaux que ton tarentino02 bourré de films marketing pour ado de classe moyenne ! Mdrrrrrrrrrr

    Oui mais quand je dis que j'aime les films américains, ce ne sont pas précisémment les nouveaux mais bien les anciens, les cultes et tout et tout... Et Constantine est un film nouveaux non ? Donc... lol

    Posté par Tim, 27 juillet 2005 à 18:02
  • ?

    Beh ce que tu dis est nul, complètement.
    Tu vas ratter des millions de films si, dès qu'un film est américain et récent tu ne vas pas le voir !
    Dis que ça te tente pas parce que ça te dit rien, mais pas parce que c'est commercial ! mdr

    Mon blog au moins était varié, lui ! Il y avait de tout.
    Moi au moins je ne dois pas commencer un blog en ne mettant que de grands films ! Je mets de tout ! Pas toi...

    Oh oui, j'oubliais ! Quand tu auras mis tous les Kubrick, les Scosese et tous les Coppola, tu vas encore changer de blogs ou tu comptes voir autre chose ? Mdrrrr

    Posté par Tarantinette, 27 juillet 2005 à 20:36
  • Bien bien...

    Dsl, me suis mal exprimé, pas quand ils sont récents, mais quand ça me tente pas comme tu dis !

    J'ai jamais dit qu'il était pas varié ! En fait j'ai rien dit de vrai dans mon com précédent enfin presque...

    Tout est dans ma très très très très très grande passion pour Tarantino que je commence par ses films ! Tu vas me dire que t'es aussi passioné par Quentin , bah je le suis plus, na ! loooool

    Bah non je garderais le même blog, jvois pas l'intêret de changer de blog pour mettre ceux qui sont pas chef d'oeuvre !

    Mais bon puisque jvois que tu voudrais, jvais essayer de varier mes films !

    Maintenant j'espère conclure cette guerre que J'ai gagné... Mptdrrrrr

    Kiss

    Posté par Tim, 27 juillet 2005 à 20:52
  • Et beh tu vois quand tu veux !

    Que J'ai gagné Tim.
    Tu l'avoues toi-même, tu t'es mal exprimé !

    Mdr

    Posté par Tarantinette, 27 juillet 2005 à 20:54
  • Têtue

    Ca veut rien dire, ce n'étaient que des fautes de frappe !!

    Mdrrr

    Posté par Tim, 27 juillet 2005 à 20:57
  • Ahahahaha tu admets, petit ! Tu l'admets !

    ( Que c'est bon de pouvoir dire petit....)

    Mdr

    allez, je vais me regarder un film commercial moi, ça me manque !

    Posté par Tarantinette, 27 juillet 2005 à 21:05
  • :-o I'm chocking !

    Petit de taille, pas d'esprit... mdddddrrrrrr !

    La vérité serait si tu supprimais le "ça me manque", il faudrait remplacer par une fois de plus !

    Posté par Tim, 27 juillet 2005 à 21:11
  • Petite

    Remarque, il faudrait être petite d'esprit pour osé dire "petit" à une personne moins agé qu'à soi même !!!

    Posté par Tim, 27 juillet 2005 à 21:12
  • Alalala

    Beh faut être petit d'esprit pour nier sa faute comme tu le fais !

    Posté par Tarantinette, 27 juillet 2005 à 22:55
  • Laquelle ?

    Quelle faute ?

    Posté par Tim, 27 juillet 2005 à 23:11
  • ;-)

    Beh d'abord tu dis que tu n'aimes pas les films commerciaux ( je te prouve le contraire ) et tu arrives à dire que c'est une faute de frappe.
    Donc tu avoues bien que tu aimes les films commerciaux mais que Constantine ne te tente tout simplement pas !

    Posté par Tarantinette, 28 juillet 2005 à 08:41
  • :-)

    J'aime les flms commerciaux (pas ultra-commerciaux) mais Constantine ne me tente pas!

    Voilà j'ai gagné !! loooool

    Posté par Tim, 28 juillet 2005 à 09:14
  • Tu as le choix

    Lol.
    Tim a perdu !
    Juste une phrase Tim, juste une !
    "J'ai perdu Sarah, c'est vrai". C'est tout ce que je demande...

    Ou si tu préfères : " Oh jolie Sarah, j'ai perdu et tu as gagné, je suis un petit ", tu peux aussi !
    lol

    Posté par Tarantinette, 28 juillet 2005 à 10:18
  • trop morteeeeeeeeeel ce film!

    On se souvient tous le sourire aux lèvres de Shaolin Soccer, mixte détonnant et original de DBZ et de football (comment ça vous l'avez pas vu !!!!!!). Ce petit miracle était du au surdoué Stephen Chow, acteur/réalisateur ayant fait de l'humour déjanté sa marque de fabrique. Succès mondial aidant, il a pu patiemment envisager son nouveau projet encore plus fou : Crazy Kung Fu, produit avec des capitaux américains. Le résultat ? Une bombe, tout simplement, un futur classique signé par un auteur en état de grâce !


    La patte Shaolin Soccer est toujours présente : le compositeur rempile, certains seconds rôle aussi... La veine « arts martiaux à la sauce cartoon » est toujours là, signe que ce film est bien un film de Stephen Chow. Sauf que cette fois-ci, les ambitions ont été revues à la (très forte) hausse. La structure narrative pour commencer, s'est épurée de la longue introduction à l'univers du film. On va directement à l'essentiel ici, les scènes d'action étant l'intérêt premier du film. On relève également une volonté de livrer un montage exportable partout (Shaolin Soccer avait subit de nombreuses coupes pour l'exploitation internationale) avec des références multiples au cinéma occidental. Le film y gagne à tous les niveaux, s'assumant pleinement comme un film somme à la générosité sans pareil le rendant immédiatement sympathique.
    L'intrigue est pour le moins simpliste (en gros, des gentils et des méchant se bastonnent à toutes les sauces dans un délire pyrotechnique) mais Chow a pris le soin de charger le métrage jusqu'à la gueule de personnages et de rebondissement qui tendent à le rendre sans cesse surprenant et imprévisible. Bien entendu, on s'y perd un peu au début, des personnages révélant des grands pouvoirs de combat, d'autre se révélant être des imposteurs, des gentils sont odieux à tel point que se demandent dans quel camp il appartiennent, des héros meurent à la fin de la scène qui les introduisait véritablement... Un vrai foutoir causé par un script en évolution sur le tournage mais finalement très bien géré et permettant d'exploiter les diverses combinaison d'adversaires. Bref, le film change sans cesse de virage et c'est tant mieux.


    A la structure narrative sans cesse en mutation, Chow appose tout un bagage cinéphilique qui renforce l'aspect bric à brac du film en en retirant le meilleur. La séquence d'introduction passe ainsi du polar avec passage un tabac dans un commissariat, dévie vers le western crépusculaire dans une scène assez éprouvante avant de terminer sur un air de comédie musicale à la Fred Astaire. Crazy Kung-fu est un film tout terrain qui jongle entre les genres et les références afin de pousser le plus loin possible son esprit débridé. On ne sera alors guère surpris d'assister à une parodie de Shining et sa porte vomissant des torrents de sang, de voir un héros citer Spider-Man au moment de sa mort, d'assister à un remake du Burly Brawl de Matrix, de suggérer un Hulk, de renvoyer au Gangs of New-York de Scorsese avec les haches brandis par une armée d'homme ou de voir les squelettes d'Evil Dead 3 sortir d'un sitar. Un melting-pot d'influences assimilées qui sont lancées comme autant de déclaration d'amour au Cinéma de genre avec une joie communicative. Mais la moelle épinière du film, ça reste avant tout l'hommage aux films de Kung-fu, les œuvres de Bruce Lee en tête. Le chorégraphe du film n'est autre que Wen Yu Ping (il doit avoir un abonnement « projet de luxe » visiblement), prêt à insuffler élégance et violence dans les multiples combats qui jouent tous la surenchères. Surenchères d'adversaires, de pouvoirs magiques, d'effets spéciaux, de bruits et de fureur. Une succession hystérique de moments tellement anthologiques que cela en devient indécent ! S'il fallait choisir (mais alors vraiment si on nous force sous la torture), on retiendrait la scène des frères tueurs et leur sitar démoniaque, grand moment de sauvagerie et de beauté graphique magnifiquement introduite ; le combat final ou encore la destruction du casino et sa fameuse cloche. Toujours plus énorme et dantesque, ces scène laissent parfois exploser une violence inouïe, comme lorsque Chow se fait défoncer le crâne (à noter que la version dvd propose quelques flaques de sang en plus). Mais la violence, tellement énorme, tend plus vers la comédie, ce qui n'est guère surprenant compte tenu de l'orientation globale du projet qui reste avant un grand moment de divertissement jouissif qui s'assume. Ainsi ; le métrage tend souvent à une sorte d'hybridation réussie entre les films de Bruce Lee et... Tex Avery ! Incroyable mais vraiment, le film débordant d'une imagination constante pour utiliser tout le potentiel comique des combattant, comme le cri dévastateur ou la grenouille tueuse... Le point culminant de cette forme de mélange est une course poursuite à la Bip Bip et le Coyote absolument détonante !


    Mais cette débauche de moyens (d'ailleurs toujours réussis, les SFX étant parfois très moyens, même si participant au charme de l'entreprise) ne serait rien sans un vrai regard de cinéaste. Non content d'écrire, de produire et de jouer dans le film, Stephen Chow réalise et montre qu'il sait cadrer et découper une séquence. Son film reste du cinéma avant tout. Le plan d'introduction est un plan séquence montrant les réactions effrayées de policiers à des bruits de castagne qu'on imagine comme violente. Une manière efficace de jouer sur le hors champ en annonçant d'emblée que le spectateur sera sans cesse bouche bée face au film et en jouant sur son attente (on veut absolument savoir ce qu'il se passe). La scène du sitar sera quand à elle mise en place par un magnifique travelling latérale nocturne jouant sur le doute (on ignore bien ce qui se passe), l'attente (notre regard se concentre sur un petit chat) et une progression vers l'horreur (musique étrange, l'ombre du chat coupé en deux). De la même manière, les séquences comiques à la Tex Avery frappe par leur drôlerie et surtout leur timing effarant. Chow réussit un vrai cartoon live là où de nombreux films américains se vautrent (au hasard : le Fils du Mask) en prouvant qu'il a tout compris à la mécanique des cartoons : le découpage, les cadrages, les situations... On renverra chacun à la poursuite évoquée plus haut (le coup du panneau dans la tronche) ainsi que les multiples empoignades féroces (le mari de la proprio passant par la fenêtre avant de recevoir un pot de fleur sur la tête)... Chaque personnage devient finalement un toon de chair, aidé par les effets numériques leur insufflant la souplesse nécessaire à l'exagération des attitudes corporelles (les seins qui gonflent, les têtes qui pivotent...).
    Qu'importent ce que penseront les coincés face au film, Chow ne s'adresse qu'à un public prêt à retomber en enfance. C'est d'ailleurs finalement le thème caché du film : il y a un héros qui peut sommeiller en chacun de nous. Un message aussi léger qu'efficace et sincère qui recèle en vérité une émotion profonde dès que les enfants entrent en scène. Car ce qui pousse le héros à devenir un grand combattant trouve ses racines dans sa crédulité enfantine et sa volonté de devenir méchant n'est en fait que le signe d'une grande désillusion sur le fait qu'il ne soit pas un héros. Le développement du personnage de Sing est d'ailleurs un des éléments les plus réussis, transformant son désir d'être un Big Bad en réflexion sur l'innocence perdue de l'enfance. Pour vous donner une idée de la subtilité du thème, on se contentera de dire qu'on n'aurait jamais cru être un jour bouleversé par un plan sur une sucette. A sa manière, Crazy Kunf-fu est une invitation à ne jamais cesser de rêver. Le plan final est d'ailleurs on ne peut plus significatif.


    Aussi déstructuré que d'une générosité effarante, Crazy Kung-fu est donc un film éclectique qui peut se regarder en boucle tant il touche à une certaine idée du spectacle décomplexé en titillant les émotions les plus opposées. Un idéal de divertissement dopé aux amphèts déjà culte.


    NOTE : 6/6

    Posté par merovingien, 28 juillet 2005 à 10:47
  • Par mon gré...

    Oh jolie Sarah, j'ai perdu et tu as gagné, je suis un petit! Mais là je deviens un menteur !lol

    Posté par Tim, 28 juillet 2005 à 12:51
  • Oups

    Dsl je me suis trompé de titre, CONTRE mon gré !

    Posté par Tim, 28 juillet 2005 à 13:13
  • Ah oui...

    Magnifique crititque Nico
    Mais comment tu fais déjà ? mdrr

    KIss

    Posté par Tim, 28 juillet 2005 à 13:16
  • Que la force soit avec les films commerciaux

    Non, ne renie pas ce que tu es vraiment ! En disant cette phrase tu as été sincère avec toi-même PETIT padawan.
    Merci ^^

    Posté par Tarantinette, 28 juillet 2005 à 14:19
  • Vla

    Oh jolie Sarah, j'ai perdu et tu as gagné, je suis un petit! - Tim

    Jsuis tranquille maintenant !! ^^ lol

    Posté par Tim, 28 juillet 2005 à 15:13
  • Quel homme !

    Magnifique. Merci Tim.

    Posté par Tarantinette, 28 juillet 2005 à 17:33
  • Ca t'étonne ? mdrrr

    De rien Sarah !

    Ce fut une guerre passionante que j'ai gagné, j'espère que ça se renouvellera !

    Kiss

    Posté par Tim, 28 juillet 2005 à 18:07
  • Mauvais perdant !

    Nan nan...Tu l'as avoué tu l'as perdue cette guerre !

    Posté par Tarantinette, 28 juillet 2005 à 18:59
  • Bon gagnant alors... mptdrr

    Très bien mais c'est ma seule défaite la prochaine guerre sera la bonne !! )) lol

    Posté par Tim, 28 juillet 2005 à 20:20
  • A part ça...

    Sinon, le film !
    J'ai vraiment adoré ! C'est drôle, frais, mignon, agréable, beau... J'ai été très surprise.
    J'ai presque déjà envie de le revoir !

    Posté par Tarantinette, 29 juillet 2005 à 10:54
  • C'est vrai Tim

    Moi je trouve cette blague particulièrement drôle...
    Sympa la musique de fond !

    Posté par Tarantinette, 29 juillet 2005 à 23:08
  • Ah tiens

    Chris l'a trouvait vraiment bof...
    Moi jl'a trouve très drôle mais jle répète encore c'est de notre âge ! loooooool

    Kiss

    Posté par Tim, 29 juillet 2005 à 23:11
  • If you want...

    Si tu préfère, j'ai la BO de Pulp fiction !

    Kiss

    Posté par Tim, 29 juillet 2005 à 23:14
  • Exellent film loufoque et très reussi. Sinon pour répondre à ta question je ne lache pas skyblog. Je fais des copier coller et je met quelques légers changements

    Posté par cinefan, 31 juillet 2005 à 13:40
  • Pas de nouveau Tarantino!

    Stephen Chow n'a rien avoir avec un nouveau Tarantino.J'ai deux raison pour affirmer ça:la premiére est que s'ils font référence à d'autres films celles de Tarantino sont beaucoup plus interessantes car il ne cherche pas spécialement à ce que le public les retrouve toutes ,à la différences de Chow avec Matrix,spiderman...Tarantino fait référence,Chow parodie.
    Et ensuite en ce qui concerne le talent d'écriture Chow n'arrive pas à la cheville de Tarantino (y a qu'à voir les dialogues...)
    En résumé Tarantino se rapproche du chef d'oeuvre(lorsqu'il ne l'atteind pas...) et Chow fait des films "sympa"!

    Posté par LoganSan, 31 juillet 2005 à 18:24
  • Juste, mais...

    C'est vrai, mais il y a quelques références dans Kill bill qui sont très frappante, par ex.: Uma Thurman habillé en Bruce Lee. Et à ma connaissance les hommes avec des masques sur leurs yeux font référence à l'un des films de Bruce Lee. Mais je te l'accorde, les dialogues sont plus savoureux chez Tarantino !

    Merci d'avoir laissé ton avis !

    Posté par Tim, 31 juillet 2005 à 20:10

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