IMAGE DE LA SEMAINE

12_04b2

A blog apart , VIVE LE CINEMA

08 août 2005

LE SECRET DES POIGNARDS VOLANTS - 2003

De : Zhang Yimou

Avec : Takeshi Kaneshiro, Andy Lau, Zhang Ziyi, Song Dandan.

secret_anim

Synopsis
En cette année 859, la Chine est ravagée par les conflits. La dynastie Tang, autrefois prospère, est sur le déclin, et le gouvernement corrompu s'épuise à lutter contre les groupes de rebelles toujours plus nombreux qui se dressent contre lui. La plus puissante de ces armées révolutionnaires et la plus prestigieuse de toutes est la Maison des Poignards Volants. Deux capitaines, Leo et Jin, sont envoyés pour capturer le mystérieux chef de cette redoutable armée.

Un film qui a une certaine ressemblance avec le magnifique "Hero" où le perfectionnisme est au rendez-vous... Mais Yimou laisse deviner qu'il voulut peut-être se la jouer un peu moins "sérieux" avec ce film, un peu moins "chef d'oeuvre" que "Hero". Dans "Hero" l'histoire et le film est un peu plus profond, plus recherché. Ici, on assiste plus à un "divertissement". Par contre, le plus par rapport à "Hero", c'est que Zhang Yimou perfectionne encore plus l'harmonie des gestes, des combats, et du son ! Il y a une scène qui allie parfaitement le mouvement au son, c'est celle où la sublime Zhang Ziyi danse une parfaite corégraphie... La corégraphie, voilà ce que Yimou fait de mieux et il ne le fait pas cacher. Heu non, Yimou fait encore mieux, il allie parfaitement l'art du mouvement à la poésie. Dans ce cas là, Yimou est sans conteste le maître en la matière.

Certains n'approuveront pas cette poésie, ou ces symboles, ils ne les comprendront peut-être point. Par exemple, les dialogues, ou plutôt les dialogues soit disant "nunuche" (encore faut-il le voir en VO) où les dialogues sont "Est-ce que tu m'aimes ?" ou encore "Je t'aime" ne sont pas à prendre au premier degré mais il faut le prendre comme un symbole symbolisant l'amour tout simplement ! Le cinéma de Zhang Yimou est bourré de petits symboles, ça vous pouvez me croire !

Côté casting, je crois Zhang Ziyi peut s'avérer comme l'un des plus grands espoirs du 7ème art... Elle avait déjà démontré l'étendu de son talent dans "Hero", mais là je crois qu'elle atteint un point important de sa carrière. Je pense même qu'elle va dépasser toutes les actrices asiatiques mis à part quelques-unes (Maggie Cheung par exemple).

Même si j'ai dit que Yimou voulait avec ce film, se la jouer moins touchant, cela ne veut en aucun cas dire que son scénario est nul ! Bien au contraire, il le travaille même peut-être mieux que dans "Hero", le scénario (de "Le secret des...") est plus complexe et travaillé que celui de "Hero".

En gros on pourrait considérer "Hero" plus comme film historique (dans ce cas, le film retraçe l'histoire de la Chine), bien que "Le secret des poignards volants en soit un mais moins que "Hero". Ici, c'est comme je l'avais dit moins "chef d'oeuvre"...

Il faudra dorénavent que je m'intéresse un peu plus à ce metteur en scène très poétique et que je jette un petit coup d'oeil au reste de sa filmographie...

Posté par ablogapart à 01:50 - Yimou - Commentaires [9] - Permalien [#]

Commentaires

    le secret des poignards volants? Special K de Kellog's!

    Chanel Numéro 5 : le film.
    Passons sur la traduction française du film, tout simplement crétine et péteuse. Quoique cette traduction (pas si éloigné du titre original) est somme toute assez représentative du gros problème de ce film : une traduction faussement aguicheuse pour public huppé, européen si possible, qui aime les films léché. Car le Secret des Poignards volants, passé une première moitié assez réussis finis par tomber le masque de la supercherie dans sa deuxième heure.


    Zhang Yimou avait livré deux ans avant un Hero visuellement somptueux mais très chiant et à l’idéologie douteuse (une glorification du pouvoir). Cette fois-ci, le rythme a été accéléré, le message politique gommé. Mais les recherches esthétiques, malgré d’indéniables belles images, ont été mises en veilleuses. Il ne se dégage que très peu de puissance visuelle de ces belles images trop belles et lisses pour être honnête. Des forêts en automne, des forêts de bambou verdoyant, des champs de blés lumineux, de la neige recouvrant les terres… Oui, les paysages sont beaux. Mais ce ne sont jamais que de belles images ne reposant sur rien, ou sur si peu. Parce que les Poignard Volant se sert de ces beaux décors pour illustrer une histoire d’amûûûr niveau AB Production. Comprendre par là qu’elle est cucul à souhait mais surtout archi prévisible. En 859, en Chine, la dynastie Tang sur le déclin s’emploi à lutter contre les groupes de rebelles s’opposant à elle. En particulier la Maison des Poignard Volants. Le capitaine Léo charge Jin de séduire Mei pour remonter jusqu’au groupe rebelle.


    Vous me direz, tout cela n’est pas particulièrement nulle comme intrigue. C’est vrai. Sauf que Mei, joué par la belle Zhang Ziyi, est sois-disant aveugle. Sois disant parce que dès son apparition, elle nous chante une chanson sur une femme qui d’un simple regard pouvait mettre à ses pieds un Empire. C’est beau. Dans le genre coup de coude complice aux spectateurs, on n’avait pas fait mieux depuis le Village de Shyamalan. Donc pendant qu’on veut nous faire croire que Ziyi est aveugle, on nous balance une vague intrigue de poursuite pendant laquelle Jin va tomber amoureux. Jusque là, ça va. Les scènes d’action sont belles j’y reviendrai juste après), le rythme maîtrisé, l’intrigue se tiens. C’était sans compter sur le deuxième acte, celle où les personnages révèlent leur vraie personnalité. Ziyi n’est pas aveugle (sans blague !!!!), dis à Mei qu’elle l’a manipulé (sans blague !!!!), puis on découvre que Léo était un traître qui était en vrai amoureux depuis des années de Jin. La, c’est très con parce qu’on se demande sérieusement pourquoi avoir poussé un de ses soldat à draguer celle qu’il aime, surtout que s’il avait lui-même fait croire à une mission pour attirer l’armée, ça aurait été plus simple). Mais le pire est à venir : Mei est en fait VRAIMENT amoureuse de Mei (sans blaaaaaaaague !!!!!!).


    Et voilà comment on se retrouve d’un seul coup avec un film pour petite nunuche : scène d’amour dans les champs de blé, de « tu m’aimes ? », « tu m’aime encore ? », « tu m’aime plus ?? » en veux-tu en voilà, mais aussi des ralentis sur fond de coucher de Soleil à faire pâlir d’envie Mickael Bay. Et puis des répliques cultes comme « je voulais partir pour être libre comme le vent ». Mais aussi un constat : une fois que les masques tombent, on ne fait pas que s’apercevoir que le film n’est rien d’autre qu’une bluette déjà vue sur fond de cartes postales. On se rend également compte que la première partie du film, et plus particulièrement l’ouverture, sont de la simple poudre aux yeux destinés à faire de l’esthétisme vide. Ainsi, la scène où Ziyi fait de la musique sur des tambourins, longues scènes jolies au premier abord, ne repose en fait sur rien (l’enjeu de cette scène étant purement artificiel quand on sait que Léo l’aime La scène d’action qui suis aurait très bien pu faire l’affaire, même si là encore, elle ne repose que sur du vent. Yimou aime les ralenti, aime l’adéquation entre le son et l’image (la musique est en parfaite symbiose avec le montage). Mais il pêche par excès, en faisant trop pour conquérir les petites mémés par forcément accros aux films de sabres. Ainsi, la fin de la scène des tambours est franchement crétine avec es morceaux de bambous numériques dans tous les sens.


    Du numérique qu’on retrouve également dans les 1500 plans de lancés des fameux poignards. Alors oui, c’est joli, y a rien à dire. Mais ces poignards, on ignore bien comment ils volent. C’est bien simple, il suffit de les lancer n’importe comment pour qu’ils volent dans tous les sens, partent à gauche puis à droite montent dans le ciel… Bon faisons tout de fois un effort. Concentrons-nous donc sur l’action. Parce que s’il y a bien une chose qui est réussis dans le film, ce sont les combats de la première partie. Certes, il ne s’inscrivent dans aucune logique narrative (combat, puis fuite, puis arrivée de soldats dont on se demandent bien les motivations puis fuite puis combats puis…). Pourtant, ces gadgets narratifs vaguement destinés à rapprocher les deux tourtereaux impressionnent souvent par leur virtuosité à partir du moment où le numérique péteux qui roule du cul (qui été déjà présent dans Hero) est absent. Ainsi, on retiendra particulièrement la première attaque en forêt, avec Jin se battant contre des soldats à chevaux pendant que Mei met bien 1 heures à venir à son secours. Les cascades effectuées par les chevaux valent à elles seules le déplacement. On retiendra aussi et surtout l’attaque dans la forêt de bambous, moment somptueux, énergique bien que peu crédible où les attaquants escalades les arbres et lancent des perches de bambous. Prenant. Mais vide.



    Zhang Yimou a sans aucun doute le sens de l’esbroufe visuelle et sais balancer de belles images à la gueule du spectateur. Mais ce n’est jamais que de la poudre aux yeux. A ce qui voudrait absolument croire au génie du réalisateur, on recommandera particulièrement la séquence finale, finalement fort représentative du film : un combat censé résoudre les enjeux du film alors que ces enjeux du triangle amoureux qui ne nous a été exposé que quelques minutes plus tôt. Ainsi, la dimension politique du combat de la dynastie face à la Maison des Poignards Volants est abandonné mais refait bizarrement surface dans un plan où des soldats s’approchent de la Maison des Rebelles. Etrange car on nous a bien dis plus tôt que toute l’armée avait été tué (c’est quand même le traître qui l’avait dit !). Mais revenons-en à ce fameux combats final : la neige commence à tomber sur les deux héros se battant suite à la mort de Jin. Visuellement, ça le fait, offrant une vraie résonance à la scène, montrant deux guerriers s’affrontant longuement (la neige est d’ailleurs le fruit du hasard : il avait neigé le jour du tournage !). Puis Jin se relève sans un flocon de neige sur elle (c’est cela, oui), retire le poignard au ralenti et le lance sur Léo dans un ultra ralenti qui dure bien une demi heure, avec une goûte de sang appuyée qui frappe le poignard… Mémé est super contente face à ce grand moment qui surpasse la pub de Baz Lurhman pour Chanel.


    Le secret des Poignards, c’est donc une succession de belles images et de beaux combats censés camoufler l’opportunisme et la vacuité du scénario en tentant de se la jouer Tigre et Dragon. Autant dire que c’est raté. Si beau. Si creux.


    NOTE : 3/6

    Posté par merovingien, 08 août 2005 à 02:11
  • Le secret de Tim

    Bravo Tim de te mettre à autre chose que le cinéma américain. Et ici, tu as choisi un sublime représentant du ciné asiat, mon préféré. 100% pas d'accord avec l'avis de Mero, je lui ai déjà dit.

    Zhang Yimou continue dans la veine de son film précédent « Hero », dans le genre « arts martiaux poétiques » avec un esthétisme poussé au paroxysme. Comme dans « Hero », on assiste à de la peinture en mouvement, ou quasi chaque plan est travaillé dans le moindre détail dans le choix des associations de couleur. C'est tout bonnement magnifique, et Zhang Yimou est sans doute le cinéaste qui maîtrise le mieux cet art de faire dans le monde. Il pousse encore le bouchon un peu plus loin par rapport à son film précédent en jouant sur l'esthétisme du son, faisant ainsi écho à celui de l'image. Une séquence entière dans le début du film travaille sur cette correspondance esthétique entre l'image et le son, avec un souci du détail incroyable. Plaisir pour les yeux et les oreilles. Et puis, comme d'habitude, Zhang Yimou ne se contente pas d'esthétisme, en travaillant sur un scénario complexe, bien écrit, et qui cherche en permanence à déstabiliser son spectateur. Le récit s'appuie sur un triangle de personnages, deux hommes et une femme, dans un souci de simplicité et d'efficacité. Coté comédiens, Ziyi Zhang, qui jouait déjà dans « Hero », réussit à porter le film sur ses jeunes épaules, avec grand charisme et beaucoup de justesse nuancée. Une fois de plus, Zhang Yimou réussit une œuvre magnifique au sein d'une filmographie qui ne recèle quasi aucun dérapage. Chapeau bas, l'artiste !

    Posté par Chris, 08 août 2005 à 08:34
  • Tu m'étonne là Chris

    Ben oui jme disais que se mettre au cinéma asiat n'était pas mal, puis j'avais beaucoup aimé "Hero", mais là il faut dire que j'ai encore mieux aimé, moins ennuyant, plus beau, un esthétisme parfait !!

    Mais tu dis que tu es 100% dac' avec l'avis de mero, là je comprends pas , ton avis laisse deviner que tu as bcp aimé ce film, alors si tu donnais une cote sur 6 à ce film cmb lui donnerais tu ?

    Mais pourquoi t'a pas aimé ????????? looooooool

    ++

    Posté par Tim, 08 août 2005 à 13:28
  • Tim à lunettes

    Non, tu n'as pas bien lu mon com : "100% pas d'accord avec l'avis de Mero"

    Je n'aime pas beaucoup l'idée d'une côte sur six, que je trouve trop restrictif et très peu nuancé. Sur 20, je lui donnerais 16.

    Posté par Chris, 08 août 2005 à 13:37
  • Chris sorry

    Ah je comprends mieux mtn ! 16/20 , côte que j'aurais mise !

    Ca n'a rien avoir avec le sujet mais je veux voir ton avis sur "Pulp fiction" lors de ta prochaine mise à jour ! Pleaaaaaase, je n'ai pas encore lu le mot chef d'oeuvre sur tes coms sur "Pulp fiction" ! Merci d'accepter si gentillement cette offre ! mptdr²²²²²²

    +++

    Posté par Tim, 08 août 2005 à 14:00
  • Patience

    Tim, je ne peux pas accéder à ta requête immédiatement. Même si j'ai vu le film 10 fois, je veux le revoir avant de faire ma critique car j'aimerais avoir bien tout en tête. Et hélas, je ne possède pas le dvd du film. Mais promis, je vais tenter de l'acheter sous peu pour te faire plaisir. Encore un peu de patience.

    Posté par Chris, 08 août 2005 à 14:07
  • Chris merci

    ok merci bcp Chris !

    ++

    Posté par Tim, 08 août 2005 à 14:16
  • Héhéhé copieur

    Moi aussi, prochainement sur mon blog...

    Posté par Tarantinette, 08 août 2005 à 16:49
  • Apparemment...

    Je ne l'ai jamais vu, mais les échos autour de ce film sont très positives!!!
    Il me semble qu'il faut que je le vois rapidement...


    cine-world.skyblog.com
    cineworld.canalblog.com

    Posté par Theo, 14 août 2005 à 01:10

Poster un commentaire