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A blog apart , VIVE LE CINEMA

26 novembre 2005

L'ETRANGE NOEL DE MONSIEUR JACK - 1994

De : Henry Selick et Tim Burton

Avec (voix en VO) : Chris Sarandon, Danny Elfman, Catherine O'Hara, William Hickey, Glenn Shadix et Paul Reubens

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Synopsis
Voici l'histoire de Jack Skellington, le roi des citrouilles de la ville Halloween, qui découvre un beau jour la ville de Noël et décide illico de célébrer lui-meme cette fête étrange.

Mon avis
Nous situant entre Halloween et Noël, je me suis permis de revoir pour la centième fois ce petit bijoux d'animation signé Tim Burton !

Je  rectifie mon tir, c'est bien "L'étrange Noël de Monsieur Jack" qui est mon Burton préféré ! Je l'ai revu aujourd'hui et je me suis dit que c'était quand même un grand chef d'oeuvre du cinéma ! Je le regardais tout le temps en boucle quand j'étais petit et de le revoir maintenant c'est magnifique...

C'est un vrai conte de fée comme on en fait plus ! Ca c'est une animation qui nous fait rêver, on a envi de rentrer dans le film et entrer dans chacune des portes. Des décors qu'on peut qualifier de Burtonniens tellement ils sont imaginaires... Les chansons qui viennent au bon moment. On s'attache aux personnages et surtout à ce couple à jamais dans l'histoire, j'ai besoin de rappeler leur nom ? Jack et Sally... accompagné de Zéro le chien en passant par Oogie Boogie, le scientifique fou, le maire qui change d'humeur en tournant sa tête., des vampires, etc ... TOUS sont sublimes ! Et ont surtout chacun une personnalité ! Après avoir vu tout ça, on a plus envi d'aller voir Les noces funèbres dont les images ont l'air moins mignons et plus de "synthèse".

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Même si à la fin du générique de fin, on a pu lire "Réalisé par Henry Selick", le film reste, pour moi, bel et bien de Burton. Ce film retranscrit tellement son univers qu'on ne peut que lui attribuer le film ! Sur le gif au dessus de mon blog, j'ai oublié de le rajouter. J'ai oublié qu'il a constitué une bonne partie de mon enfance cinéphilique et que c'est surtout un géni, un de mes réalisateurs préférés !

La plus belle époque de Burton c'est bien celle là ! Vivement Noël !

Posté par ablogapart à 18:58 - Burton - Commentaires [12] - Permalien [#]

Commentaires

    Tout à fait d'accord

    Oui, pour moi également, ce que Burton a fait de mieux avec Ed Wood. Là, il ne tombe pas dans le manichéisme, là il est totalement libre. Vraiment jouissif. Un chef-d'oeuvre !

    Posté par Chris, 27 novembre 2005 à 01:03
  • pas de doute : un des meilleur burton. Les noces funèbres font pale figues à coté!

    Le film dont vous allez lire la critique a été réalisé par Henry Selick. Oui, bon, ça vous fait une belle jambe mais il est bon de le préciser car ce film est trop souvent (tout le temps même) rattaché à Tim Burton, alors que le vrai metteur en scène est avant tout celui de James et la pêche géante. Pourtant, Burton reste le producteur et l'auteur du film, ce qui explique qu'on lui rattache toujours la paternité finale. Et pour cause : on aura beau fermer les yeux, difficile de ne pas voir que Selick s'est fait complètement vampirisé sur ce projet. De l'histoire aux décors en passant par les personnages, tout transpire la dépression macabre de l'auteur d'Edward aux mains d'argent.


    A commencer bien sûr par un visuel baroque, blindé d'ombres terrifiantes et à la poésie proche des films de la Hammer. Le grand Tim a lui même pris en charge toute la conception visuelle du film, ce qui explique la multitude de trouvailles macabres qui émerge de chaque plan du film. Laboratoire d'un docteur Frankenstein dont le crâne s'ouvre comme un couvercle, tour bancale où se terre le héros Jack Skellington, un épouvantail roi d'Halloween, champ de citrouilles grimaçantes par une pleine Lune... Un monde inquiétant qui semble à deux doigts de s'effondrer, comme si un vent invisible exerçait une pression sur chaque bâtiment afin de les plier le plus possible. Un bric-à-brac bancal mais furieusement cohérent et envoûtant par la grâce d'une multitude de détails (chose que l'on ne retrouve pas dans les Noces Funèbres tant celles-ci évoluent dans des décors trop peu, trop lisses et trop vides).
    Le bestiaire qui peuple Halloween Town vaut lui aussi le détour puisqu'il convoque le best-of de l'imaginaire Burtonnien (il a réalisé lui même chaque personnage) avec son lot de loup-garou, enfant difforme que sa mère promène avec une laisse, chien fantôme, vampires qui sortent la journée avec un parasol et même la créature du Lac Noir. Une véritable compilation des meilleures figures du film fantastique qui risque de sévèrement rebuter les plus jeunes tant on est à des années lumière des formes rondes et des couleurs joyeuses de Disney.


    Il se dégage donc une vraie magie du look général de l'Etrange Noël (préférez le titre original bien plus évocateur : the Nightmare Before Chrismas) qui n'est pas sans rappeler le premier court-métrage de Burton : Vincent (une petite perle de l'animation image par image d'une effarante noirceur et sous l'influence d'Edgar Poe). Une magie par ailleurs renforcée par la qualité de l'animation puisque l'Etrange Noël est le premier long métrage réalisé en stop motion, c'est à dire avec des objets animés image par image. D'où une certaine « réalité » palpable à l'écran, comme si les marionnettes avaient acquis une vie propre. La prouesse est à mettre au crédit d'Henry Selick, qui, avec une patience démesurée, est parvenu à organiser ce joyeux bordel tout en témoignant d'une imagination débordante pour chaque plan du métrage. Un feu d'artifice d'idées qui frappe dès le somptueux générique d'introduction où l'on découvre le carnaval des horreurs comme dans un grand huit, avec une caméra sans cesse en mouvement, un éclairage sidérant de maîtrise et même le chat noir de Vincent en guest. Jamais on aurait cru pouvoir admirer une telle diversité d'angle de prise de vue dans un métrage en stop motion ni de tel mouvements de caméra. La complainte de Jack sur sa colline face à la Lune, la caméra tournant sans cesse lors du chant dans les bras d'une Vierge, le fabuleux éclairage à la Mario Bava dans l'antre d'Oogie Boogie... Que ce soit sur Terre ou dans les airs, les prises de vues ne sont jamais fixes, tout semble tourner très vite, comme si nos mirettes étaient hypnotisée par tant de prouesses, à la manière Jack Skellinghton découvrant émerveillé Christmas Town. Pour faire court, disons tout simplement que l'Etrange Noël de Monsieur Jack est un film plein et généreux et affirmer qu'il s'agit d'une œuvre intemporelle est un des plus beau compliment qu'on puisse faire.


    Si l'on peut rattacher la paternité de Nightmare Before Christmas à Burton et Selick, il serait injuste d'oublier le troisième grand responsable de la réussite formel de l'œuvre, à savoir le fidèle Danny Elfman qui a été chargé de la bande originale. Avouons-le, le compositeur ne s'est pas gêné pour imposer sa patte en piratant le projet pour le transformer en gigantesque comédie musicale débridée. De grosses tensions sont apparues au stade de la conception du film puisque Danny Elfman modifia sensiblement le scénario afin de caser un maximum de chansons à la place des dialogues (ce qui aura pour effet un clash de 3 ans entre Elman et Burton puisque c'est Howard Shore qui signa la BO d'Ed Wood). La place accordée aux numéros musicaux a donc fini par grimper de fonction exponentielle, transformant ainsi toute la donne sur la teneur du résultat final. Paradoxalement, c'est dans la volonté des 3 auteurs à injecter le plus d'eux même dans le film que celui-ci a atteint ce degré de schizophrénie maladive. Chacun s'est donné à fond pour marquer sa touche personnelle, et au lieu d'annuler toute la puissance de l'œuvre, cela n'a fait que la décupler. Impossible de ne pas taper du pieds lors du « What's this ? » entonné par Jack découvrant la magie écœurante de Noël ni de ne pas verser sa larme en entendant la mélancolie de Sally, la créature amoureuse de Jack. Qu'il s'agisse du rythme trépidant ? de la parfaite rhétorique des rimes ou encore de la méchanceté corrosive des textes tapant violemment sur les bonnes valeurs (la chanson d'Am-Stram-Gram qui gratte le Père Noël jusqu'au sang), le travail d'Elfman se doit d'être salué par sa perfection de tous les instants.


    Mais au-delà de la réussite artistique et technique, the Nightmare Before Christmas est avant tout un magnifique conte cruel qui témoigne encore une fois de l'étonnante cohérence de Burton (à ce moment de sa carrière du moins) à sonder ses propres démons. La scénariste Caroline Thompsons a accompli des prouesses pour compiler en moins d' 1h10 toute la thématique Burtonniene. Ainsi, Jack (déjà aperçu au passage dans Beetlejuice) se présente directement comme l'alter ego du cinéaste. Un monstre populaire parmi les monstres grâce à son extraordinaire talent. Seulement voilà, Jack le squelette est fatigué de cet univers. Il s'ennuie et aspire à autre chose. Burton montre déjà les signes précurseurs de l'évolution future de sa thématique (amorcée avec Big Fish). Les valeurs semblent s'inverser et ce qui paraissait ennuyeux avant (la politiquement correct et les bons sentiments) devient merveilleux. A l'inverse, ce qui était le refuge féerique comme la demeure d'Edward aux mains d'argent passe au statut d'ennuie répétitif. Burton ne nous montre-t-il pas déjà qu'il a la sensation de se répéter avec son univers de freaks et qu'il aspire plus que jamais à la normalité ? Sauf que contrairement au politiquement correct qui animera plus tard les Noces Funèbres ou Big Fish, Jack Skellinghton ne parviendra jamais à changer. En tentant de prendre la place du Père Noël, il effrayera les enfants et sera violemment rejeté. Jack (et par échos Burton) aspirait à la normalité douce mais il ne parvient pas à comprendre ce monde qui n'est pas le sien. Ne restera alors plus que la tristesse finale lors d'un faux happy end où le réel et le rêve se croise temporairement grâce à la neige et où Jack reste prisonnier de son monde en ayant néanmoins trouvé un amour qui partage sa peine.


    L'Etrange Noël de Monsieur Jack est donc avant tout l'histoire d'un Tim Burton qui va à l'encontre des conventions populaires (son film, bien que produit par Disney est anti-Disney) et qui nous confesse tout sa peine à sortit de ses propres codes et qui accepte son identité de marginal. La richesse thématique est discrète, mais elle n'est jamais écrasée par le somptueux emballage qui nous fait dire que le vrai Père Noël, c'est bel et bien Burton et toute sa clique pour nous avoir offert un tel enchantement des sens.


    NOTE : 6/6

    Posté par merovingien, 27 novembre 2005 à 01:14
  • Pas bien...bien, pas bien

    Je n'aime pas spécialement Burton, encore moins lorsqu'il se lance dans l'animation. C'est un univers à lui, c'est sur, mais je n'ai pas aimé "Jack", à sa juste valeur, parce que l'animation américaine me procure autant de plaisir, qu'une vache dans une écurie.
    Je n'aime pas, donc je passe mon tour.

    Posté par Michael, 27 novembre 2005 à 11:17
  • Que vois-je ?

    Un véritable chef d'oeuvre, bien entendu !
    J'aime quand vous mettez tous des Burton sur vos blogs, je me sens comprise. lol

    Jack, personnage maladroit...Mauvais ou bon ? On ne le sait pas. Quant à Sally, c'est un de mes personnages préférés.
    Ce film m'a fait aimé Noel, avec Edward.

    Posté par Tarantinette, 27 novembre 2005 à 13:04
  • Chris, Mero, Mike, Sarah : ma réponse

    Vous remarquerez mon superbe timing ! 1 mois après halloween et un mois avant Noël, c'est pas mal non ? Au risque de me prendre un gros bide ! lol

    Posté par Tim, 27 novembre 2005 à 13:25
  • Heu ...

    moi j'aime bcp tim burton mais la j'aime pas ce film, faut dire que je les vu à sa sortie, donc je n'avais que 7 ans ... peut être qu'aujourd'hui je l'apprécierais bcp plus. car j'ai bien aimé les noces funebres (malgré une fin plus que baclée). @++++

    ==> steevestifler.skyblog.com

    Posté par rudy, 27 novembre 2005 à 15:13
  • YeS !

    Un seul mot : GranDioZzzzz !
    LE film qui m'a fait apprécier Tim Burton ! Bienvenu au Club des Z'adorateurs, Tim

    Posté par the Acid Queen, 28 novembre 2005 à 09:33
  • Mon top 5

    L'étrange Noël se ballade dans mon top 10 depuis des années, ici flirtant avec le tiercé gagnant, là dans la seconde moitié de ce top 10. Un chef-d'oeuvre dans tous les cas. De l'animation de tous les diables, une bande son d'enfer, un rythme diabolique pour un film qui a du fonds aussi. C'est rare. Je sens que je vais le revoir dans la dernière semaine de 2005...

    Posté par Elminster, 29 novembre 2005 à 20:39
  • Yesssssssss!!!!!

    Toujours pas vu Les noces funèbres, mais de toute façon, vu ce que j'en entends, je pense que Jack va longtemps rester mon préféré!

    Kissouilles mon ti cochonou!
    Et révise bien, c'est ton dernier jour!

    Posté par Stef, 08 décembre 2005 à 10:35
  • Sa fait un bail que je l'ai pas vu c'est pourquoi je ne me suis pas risqué à la comparaison avec Les noces funèbres. Mais vu qu'il passe la semaine prochaine sur Arte et en VO là je pourrais juger Les noces funèbres a sa vraie valeur et surtout passer un bon moment !

    Posté par cinefan, 08 décembre 2005 à 22:47
  • haaaaaaaaa

    j'aime ce film , il es exceptionnel , fan de burton difficile de le nier . la magie et l'obscur mélanger , un réel plaisir pour les yeux !!!

    Posté par argane, 30 décembre 2005 à 22:26
  • mon burton préféré !

    vraiment exellent ! un chef-d'oeuvre du cinéma d'animation !!! =D

    BiZ

    Posté par SaRa, 02 janvier 2006 à 12:14

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