27 juillet 2005
CRAZY KUNG FU - 2004
De : Stephen Chow
Avec : Stephen Chow, Wah Yuen, Leung Siu Lung, Yuen Qiu
Synopsis
Sing, un prétendu gangster, doit surmonter son incapacité à manier le sabre et démontrer qu'il a toutes les qualités requises pour appartenir au prestigieux gang de Axe.
Dans le même temps, ce gang veut régner en maître sur le territoire le plus convoité qui est en fait une rue sacrée protégée par une bande de personnages hauts en couleurs. La plupart d'entre eux sont des maîtres du kung fu déguisés en personnes ordinaires.
Après plusieurs rencontres avec des voyous et une véritable brute connu sous le nom de "The Beast", Sing parvient à vaincre ses handicaps et réalise qu'il est devenu l'un des plus grands maîtres de kung fu destiné à protéger la rue sacrée.
Suite au carton inattendu de son précédent film, Shaolin soccer (2002), qui est devenu le plus gros succès de toute l'histoire des comédies d'actions made in Hong Kong, le réalisateur Stephen Chow se devait de négocier son virage. Il raconte : "Qu'allais-je faire ensuite? La réponse était simple : depuis que je suis enfant, j'ai envie de devenir un expert en arts martiaux, un héros du kung fu...au moins à l'écran !" D'où l'idée de réaliser Crazy kung fu dont il dit s'être inspiré de ses souvenirs d'enfance et qui est un véritable témoignage d'amour pour un certain genre de cinéma.
Stephen Chow a toujours voué une admiration sans bornes à Bruce Lee. Quoi de plus normal alors que de le voir un jour réaliser son propre film dans la pure veine de ceux de la légende incontestée du kung-fu. Il raconte son premier souvenir de l'acteur disparu prématurément : " J'étais fasciné, bouleversé par l'expérience de voir mon premier film. Dans l'obscurité, j'ai eu l'impression que mon coeur allait exploser, j'avais les larmes aux yeux. Bruce Lee était incroyable, non seulement par son talent pour les arts martiaux, mais aussi par son esprit, libre, déchaîné et puissant. Il remplissait l'écran. Il est devenu tout ce qui comptait à mes yeux. J'ai décidé de devenir comme lui, de lui ressembler."
Outre des décors grandioses où un quartier a été entièrement reconstruit pour les besoins du film, le tournage en lui-même a été difficile car comportant beaucoup de scènes d'action et long car d'une durée de quatre mois, ce qui est considéré comme très long pour un film produit à Hong Kong. Le réalisateur raconte : "Crazy kung fu est le film le plus exigeant sur le plan physique que j'aie jamais fait. J'ai effectué plus de combats d'arts martiaux que dans n'importe quel autre film. C'est le tournage qui m'a demandé le plus de travail, jamais je n'étais allé aussi loin, et jamais ça n'avait été aussi difficile ! "
Stephen Chow retrouve le même compositeur que pour Shaolin soccer : Raymond Wong. Il s'entoure également de quelques-uns des acteurs de seconds rôles, aux visages cartoonesques, déjà présents dans son précédent film.
Un Tarantino bis ? En tout cas, c'est ce que Stephen Chow donne l'impression. Et plus précisément, un Kill Bill bis. Je m'explique, Chow aime le cinéma tout comme Quentin d'ailleurs. Comme Kill Bill, les références cinématographiques sont belle et bien présentes. Je vous donne celles qui m'ont le plus frappés : "Shining" lorsque une cascade de sang sort quand la porte s'ouvre, "Matrix" avec les agents Smith et "Spiderman" avec sa fameuse phrase "De grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilitées". Un clin d'oeil au cinéma américain donc. Quentin a un sacré sens de l'humour, un humour tordu, vous vous en doutez, Stephen Chow aussi. Les scènes d'actions sont tout simplement délirantes ! Le film de Kung fu le plus audacieux et marrant qui soit. Dans Kill Bill c'était "un coup de sabre et ça gicle", dans Crazy Kung-Fu c'est "un coup de poing et ça vole 20 mètre en l'air" ! Tarantino reprend ses acteurs (Madsen, Jackson, Roth,...), Chow les a aussi ! Tarantino regardait les séries Z et séries kung fu, Chow en faisait de même. Tarantino révolutionne le genre policier. Chow révolutionne le genre kung fu. Dans Pulp fiction, les personnages ravagés, les gangsters pas pris au sérieux. Dans Crazy kung-fu, les personnages le sont tout autant. Deuxième film de Tarantino (Pulp fiction) et on crit au géni. "Crazy kung fu", peut on déjà crier au géni? Peut-être devons-nous encore attendre...
Si après ça vous êtes pas convaincu que c'est le clône de Tarantino...
Même si le scénario n'est pas fameux (ce n'était pas le but), le film lui est à la hauteur des espérances de tous ceux qui ont vu "Shaolin soccer". Des scènes hilarantes, comme la course poursuite à la bip bip ! Un mélange explosif de kung fu et de comédie. On l'a remarqué, Chow est un amoureux du cinéma ! Peut-être sera-t-il un géni comme Burton et Tarantino l'on été ? A suivre...
Avoir une sacrée audace, pouvoir prendre de risques il faut savoir pour pouvoir réaliser un film pareil. Tout l'étendu de son talent etait démontré dans son délirant film "Shaolin soccer". Après ce seuccès, il ne fallait pas faire de faux pas ! C'est chose faite avec "Crazy kung-fu", va-t-il maintenant se remettre en question comme l'a fait Quentin avec "Jackie Brown" ? On attend plus que vous Mr. Chow...
Qui n'attend pas son prochain film avec impatience ?
En parlant d'humour, j'ai trouvé bonne blague qu'a faites Einstein à une passante qui lui a proposé quelque chose...
La passante dit à Einstein: "Et si on se marriait et qu'on fesait des enfants ?"
Einstein répond: "Non"
La passante dit : "Si nous fesons un enfant notre enfant héritera de votre intelligence"
Einstein répond: "Le problème c'est que l'enfant pourrait hérité de la votre!"
Maintenant si vous la trouvez pas drôle vous n'avez qu'à pas laisser de coms, mais comme dirait Sarah : "Ce genre d'humour doit être de notre âge..." ;-) Moi je fonds littéralement ! MDRRr
Mais elle est bien meilleure quand on l'entend à la télé ! ;-)
Mais jcomprends si vous me prenez pour un fou ! ^^ lol






























