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A blog apart , VIVE LE CINEMA

11 juillet 2005

LE PARRAIN 3 - 1990

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De : Francis Ford Coppola

Avec : Al Pacino, Diane Keaton, Talia Shire, Andy Garcia, Eli Wallach

Synopsis
Atteignant la soixantaine, Michael Corleone désire à la fois renouer avec les siens et se réhabiliter aux yeux de la société, surtout de l'Eglise. Il arrivera presque a ses fins, mais sa vie passée et ses anciens ennemis le rattraperont plus vite.

Michael Corleone est fatigué. Il veut prendre ses distances avec les activités mafieuses de sa famille. Il veut convertir ces activités en affaires légales. Kay, son ex-femme, lui fait même accepter que leur fils devienne un chanteur d'opéra et ne reprenne pas les activités familiales.
Pendant ce temps, la fille de Michael, Mary, et son neveu, le fils de Sonny, Vincent, nouent une idylle qui n'est pas la bienvenue dans la famille.
Il décide d'aider le Vatican à renflouer ses caisses et reçoit en échange le contrôle d'une entreprise immobilière leur appartenant. Attisant la jalousie de ses pairs, Michael échappe de justesse à un attentat commis par l'un d'eux. Vincent se propose alors pour reprendre les affaires de la famille en main.

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Un dernier épisode qui cloture d'une très belle manière cette fin de trilogie bien que ce ne soit pas le meilleur des trois...

D'abord le casting un peu plus léger que dans ses précédents épisodes. On n'y revoit plus les Brando et De Niro, non, à la place on peut apercevoir un Andy Garcia peu performant. Al Pacino gardant son préstigieux rôle de Parrain.

Seize ans après le 2ème vollet on pouvait s'attendre à du moins bon, c'est le cas pour beaucoup de personnes, mais pour beaucoup d'autres c'est le plus captivant des trois. Pourquoi ? Plus "moderne" peut-être...
Ce 3ème opus est du moins le plus différent, le plus à part, on y revoit plus ou du moins très peu souvent les paysages, les costumes,... Enfin une ambiance très différente que les précédents opus.

La fin très émouvante...

Posté par ablogapart à 23:11 - Coppola - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 juillet 2005

LE PARRAIN 2 - 1974

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De : Francis Ford Coppola

Avec : Al Pacino, Robert De Niro, Robert Duvall, Diane Keaton, Talia Shire et John Cazale

Synopsis
A la mort de Vito Corleone, dit "le Parrain", c'est son fils, Michael, qui reprend les affaires familiales. Très vite, son ascension dans le milieu mafiosi est fulgurante.

Depuis la mort De Don Vito Corleone, son fils, Michael, règne sur la famille. Amené à négocier avec la mafia juive, il perd alors le soutien d'un de ses lieutenants, Frankie Pentageli. Echappant de justesse à un attentat, Michael tente de retrouver le coupable, soupçonnant Hyman Roth, le chef de la mafia juive.
Vito Corleone, immigrant italien, arrive à New York au début du siècle ; très vite, il devient un des caïds du quartier, utilisant la violence comme moyen de régler toutes les affaires. Seul au départ, il bâtit peu à peu un véritable empire, origine de la fortune de la famille des Corleone.

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Le tournage du film a été long et s'est fini en Italie, pour toute la partie de la jeunesse de Vito Corleone, donc de celle de Robert De Niro. Le comédien, dont le grand-père est italien, a étudié la langue, qu'il ne connaissait que par bribes, grâce à un voyage en Sicile avant les premiers coups de manivelle. C'est sur ce tournage qu'il fit connaissance de Bernardo Bertolucci, avec qui il tournera 1900 (1976).

Coppola a choisi Robert De Niro pour le rôle de Vito Corleone jeune, alors que le comédien avait été pressenti pour jouer Michael, rôle finalement tenu par Al Pacino. En fait, De Niro remplace Marlon Brando, que Coppola voulait, en le maquillant pour lui donner un air jeune, comme il l'avait maquillé pour lui donner l'air âgé dans le premier film. Le problème est que Brando avait une clause dans son contrat où il refuse quelque suite que ce soit.

De Niro, pour sa performance, reçut l'oscar du meilleur second rôle, malgré sa prestation en italien ; pour rappel, seuls Sophia Loren et Roberto Benigni ont reçu également un oscar alors que leur rôle n'était pas en anglais.
En plus de l'oscar pour De Niro, le film reçut ceux de meilleurs film, mise en scène, adaptation, décors et musique.

Al Pacino - "Je voulais que les gens aiment Michael, l'aiment dans le sens où je voulais qu'ils le voient, le comprennent, lui et son dilemme, sans leur demander de s'identifier à lui. C'est ce que je recherchais. C'est très difficile à faire et je pense que j'y suis parvenu. J'en suis très fier." 

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Sans doute le meilleur de la trilogie. Tout d'abord par son casting somptueux, oui un duo Al Pacino/De Niro. Bien qu'ils soient à la tête de l'affiche ces derniers ne se retrouveront jamais en face à face dans le film. Oui, Al Pacino gardant son rôle de Michael Corleone dorénavant appelé "Le Parrain" après la mort de son père Vito Corleone (Marlon Brando). De Niro interprète le rôle de ce dernier étant jeune.

Tout comme le premier, chef d'oeuvre. Les mêmes ingrédients du premier opus sont repris dans le deuxième : les musiques siciliennes, les paysages, les costumes... enfin toute la panoplie. Mais quand De Niro s'ajoute au casting, il faut s'attendre un petit plus par rapport au premier opus. Et ce plus est bien présent, oui, il s'agit bien sûr de la loi du temps. Au début je me disais: "Hein ? De Niro se nomme Vito Corleone alors qu'il est mort ! Comment se fait-il ?" Ce n'est seulement après avoir vu le film et que j'ai relu le synopsis que je me suis rendu compte que Coppola racontait l'histoire de son enfance. Une idée plutôt astucieuse...

Un chef d'oeuvre tout simplement ! Une beauté !!

Posté par ablogapart à 03:58 - Coppola - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 juillet 2005

LE PARRAIN - 1972

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De : Francis Ford Coppola

Avec : Marlon Brando, Al Pacino, James Caan, Robert Duvall, John Cazale, Richard Castellano, Diane Keaton

Synopsis
En 1945, à New York, les Corleone sont une des cinq familles de la mafia. Don Vito Corleone, " parrain " de cette famille, marie sa fille à un bookmaker. Sollozzo, " parrain " de la famille Tattaglia, propose à Don Vito une association dans le trafic de drogue, mais celui-ci refuse. Sonny, un de ses fils, y est quant à lui favorable.
Afin de traiter avec Sonny, Sollozzo tente de faire tuer Don Vito, mais celui-ci en réchappe. Michael, le frère cadet de Sonny, recherche alors les commanditaires de l'attentat et tue Sollozzo et le chef de la police, en représailles.
Michael part alors en Sicile, où il épouse Apollonia, mais celle-ci est assassinée à sa place. De retour à New York, Michael épouse Kay Adams et se prépare à devenir le successeur de son père...

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Il fut longtemps été pressenti pour interpréter Michael Corleone dans Le Parrain de Francis Ford Coppola, rôle finalement attribué à Al Pacino.

Le cinéaste révèle dans ses mémoires qu'il avait été pressenti pour réaliser Le Parrain. Il avait alors songé pour le casting à Frank Sinatra, qu'il avaut déjà fait tourner dans L'Homme au bras d'or en 1955 (un rôle qu'il avait failli confier à... Brando). Preminger raconte : Le Parrain... "Vingt ans après [L'Homme au bras d'or], La Paramount me demanda de réaliser The Godfather. Je pensai alors à Sinatra pour ce rôle et lui fis parvenir le livre. Je proposai même de supprimer le personnage du chanteur que l'on aurait pu croire écrit pour lui. Mais Sinatra ne voulait pas faire le film. Et je n'avais pas envie de le faire sans lui. Ce fut donc le casting à rebours de L'Homme au bras d'or. Cette fois, Brando prenait le rôle..."

Coppola - "J'ai toujours pensé Le Parrain comme l'histoire d'un roi et de ses trois fils. Le plus âgé a reçu la passion et l'agressivité, le deuxième, sa douceur et ses gestes enfantins ; et le troisième, sa ruse et son calme."
"C'était dans mon intention de faire un film authentique sur des gangsters italiens, sur somment ils vivaient, comment ils se comportaient, la façon dont ils traitaient leurs familles, célébraient leurs rituels."

Le roman de Mario Puzo, Le Parrain, était déjà en 1970 un best-seller. La mise en chantier du film a entraîné de nombreuses protestations, par la ligue italo-américaine des droits civils et par de nombreuses personnalités politiques ; tentatives d'intimidation et menaces de bombes sont devenues alors courantes. Des négociations ont alors été engagées avec les protagonistes et un terrain d'entente a été trouvé. Le projet a d'abord été proposé à Sergio Leone, qui l'a refusé, afin d'écrire lui-même son propre film de gangsters, qui verra le jour sous le nom d'Il etait une fois en Amerique (1984) ; d'autres cinéastes ont été pressentis, comme Arthur Penn, Peter Yates ou Costa-Gavras. Francis Ford Coppola et Puzo, les scénaristes, ont décidé dès le départ de ne pas employer les mots de " mafia " et " cosa nostra " dans le film.

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Le Parrain est sans conteste le film référence à la mafia sicilienne... Dans ce film , certains peuvent s'attendre à une lenteur excessive, qu'ils se détrompent aussitôt car, non, le Parrain n'est pas un film lent mais  bien captivant. Tout est poignant : les musiques typiquement sicilienne, les paysages qui le sont tout autant, les costumes mafieux et... les acteurs, qui mieux qu'eux pouvaient incarner les rôles de Vito et Michael Corleone interprétés par Marlone Brando et Al Pacino...

Si Leone aurait accepté la réalisation de ce long métrage, le film n'aurait pas du tout été le même. Pourquoi ? Car on connait le registre de Leone, son registre un peu Tarantinesque... Comme ce dernier, il y va un peu brutalement avec sa réalisation, et ses films sont parfois cru dans le fond, parfois trop esthétique et affectionnait plus le visuel (mais ne serions-nous  pas tous un peu viseul étant cinéphile ?) que le scénario profond... Tandis que Coppola favorise peut-être plus la beauté d'un film non pas par son esthétisme mais plus pour sa signification, son regard sur les choses, son côté abstrait... Ce qui est très dur de transmettre, et ça, il n'y a que les "génis" (je ne dis pas que Leone n'est pas un géni mais l'est plus esthétiquement, c'est surtout sa personne qu'on affectionne)  qui savent le faire...

Chef d'oeuvre du 7è art !

Posté par ablogapart à 23:03 - Coppola - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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