16 octobre 2005
RAN - 1985
De : Akira Kurosawa
Avec : Tatsuya Nakadai, Akira Terao et Jinpagi Nezu
Synopsis
Dans le Japon du XVIe siècle, le seigneur Hidetora Ichimonji décide de se retirer et de partager son domaine entre ses trois fils, Taro, Jiro et Saburo. Mais la répartition de cet héritage va déchirer la famille.
Mon avis
Kurosawa continue dans la veine de "Kagemusha, l'ombre du guerrier", les samourais donc. En lisant le scénario on aperçoit que Kurosawa s'est inspiré de certains faits historiques. Le metteur en scène a une grande personnalité, ça se voit dans sa façon de manier la caméra, les changements de plans au générique du début sont frappants. Les dialogues sont, comme souvent en Asie, purs et simples. "Monde fou, soyez fou pour être censé", voilà une phrase qui résume bien ce "Ran", des personnages fous pour un film complètement dingue.
Kurosawa est un mythe dans le cinéma asiatique, plus besoin de le rappeler. Une mise en scène impeccable, des personnages parfaitement dessinés, des décors sublimes, une histoire attirante, pleins de points positifs, des points constituant bien nombre de films asiatiques, c'est à dire l'alliance de la violence à la douceur. Mais voilà la bémole dans ce film, c'est qu'il y a pas mal de plans endormants. J'ai failli m'endormir à certains moments, j'ai du mettre sur pause pour me prendre une canette d'Ice tea et continuer le film sans m'endormir. Heureusement d'ailleurs, j'ai pu poursuivre la dernière heure explosive. Oui, "Ran" n'est pas constitué que de moments endormants mais aussi de moments intéressants. Malheureusement, il faut attendre une bonne heure pour comprendre sans s'endormir. Pour bien apprécier, mieux vaut s'attaquer à d'autres Kurosawa sans doute plus "violents". Mis à part ce défaut on en ressort sain et sauf, et on en retient pas mal de points positifs... Comme quelques scènes hilarantes qui sont, comme d'habitude dans le cinéma asiatique, peu plausibles mais nous apporte une joie de vivre.
Des personnage dessinés comme dans des mangas japonais.
Suberbe maquillage à l'image des décors et paysages qui nous donne envi de traverser l'écran...
Le cinéma de Kurosawa se résume sans doute dans ce film comme un dernier salut à ses admirateurs tels que Coppola, Lucas, Leone ou encore Steven Spielberg.
"Ran" respecte donc le style asiatique ou plutôt la style asiatique se ressent dans "Ran". Rien d'innovant et pourtant... un chef d'oeuvre de mise en scène !




























