09 octobre 2005
LE BON, LA BRUTE ET LE TRUAND - 1966
De : Sergio Leone
Avec : Clint Eastwood, Eli Wallach et Lee Van Cleef
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Pendant la Guerre de Sécession, trois hommes, préférant s'intéresser à leur profit personnel, se lancent à la recherche d'un coffre contenant 200 000 dollars en pièces d'or volés à l'armée sudiste. Tuco sait que le trésor se trouve dans un cimetière, tandis que Joe connaît le nom inscrit sur la pierre tombale qui sert de cache. Chacun a besoin de l'autre. Mais un troisième homme entre dans la course : Setenza, une brute qui n'hésite pas à massacrer femmes et enfants pour parvenir à ses fins.
"J'ai commencé Le Bon, la brute et le truand comme les deux premiers mais cette fois avec trois hommes à la recherche d'un trésor. Ce qui m'intéressait dans le film était, d'une part, de démythifier les trois adjectifs et, d'autre part, de montrer l'absurdité de la guerre. Qu'est-ce que "bon", "brute" et "truand" signifient? Nous avons tous quelque chose de bon, de mauvais et de laid en nous. Certaines personnes paraîssent vraiment horribles mais quand on apprend à les connaître, on réalise qu'elles valent mieux que ça. Quant à la Guerre Civile que les personnages rencontrent sur leur chemin, pour moi, c'est une chose stupide et inutile. On y trouve pas de "bonne cause"... Je montre un camp de concentration du Nord en pensant aux camps nazis avec leurs orchestres juifs. Tout ceci ne veut pas dire qu'il n'y a pas lieu de rire dans le film. Derrière ces aventures tragiques se cache un esprit picaresque." - Sergio Leone
Leone insiste bien donc sur le sujet de juger une personne sans vraiment la connaitre. Comme si les regards intenses des acteurs étaient destinées à juger un personnage. Tel que nous, spectateur, jugeons le film...
Sans aucun doute le film le plus caricaturé de la sublime filmographie de Sergio Leone. De part le générique en premier lieu, Leone donne le ton d'un western entrainant et particulièrement intense. Comme dans tous les westerns spaghetti, peu de dialogues au début pour une fin intense et explosive en même temps. Ce film ne fait pas exception à ses westerns italiens antérieurs. Il faut bien attendre 10 minute avant qu'une parole ne soit audible. Dix premières minutes où le metteur en scène présente le premier personnage et ainsi de suite. Une musique inspirée d'un cri de hyène surgit en fin de présentation des personnages principaux comme un point en chaque fin de phrases. Leone rend donc à son récit un signe de ponctuation comme pour nous indiqué qu'on est en train de lire une bande déssinée et surtout de nous y retrouvé dans l'histoire. A noter : le cri du hyène constitue une bonne partie dans la BO signée Ennio Morricone, on croirait à un cri d'indien mais il ne faut pas juger sans connaitre (voir plus haut).
Leone nous a expliqué le pourquoi des adjectifs de "bon", "brute" et "truand", mais d'où vient le nom de "Personne" ? Ce nom a été "emprunté" à Kurosawa et ses "Yojimbo" et "Sanjuro". Comme à son habitude, Eastwood reste fidèle à son regard serré, crispé et son cigare en bouche. Pour moi, il restera le meilleur acteur de western. Leone a su ensuite choisir les acteurs qu'il fallait pour ce genre de rôle.
Après trois heures de régale cinématographique, on en redemande. "Le bon, la brute et le truand" est donc un film se situant entre l'humour et le sérieux, entrainant et non long !
15 août 2005
IL ETAIT UNE FOIS DANS L'OUEST - 1969
De : Sergio Leone
Avec : Henry Fonda, Charles Bronson, Claudia Cardinale et Jason Robards
Synopsis
Morton, le responsable du chemin de fer doit s'approprier un point d'eau afin de ravitailler ses locomotives sur une nouvelle ligne. Pour cela, il fait assassiner sans scrupules le propriétaire par Frank, un tueur à gages, puis il tente de séduire sa veuve. Mais bientot arrive en ville un homme à la recherche de Frank pour le meurtre de son frère...
Mon avis
Tout d'abord je voulais dire à Chris que la citation au début de son avis, ça compte pas dans l'avis. Stef il faut que tu sois objectif, hin ! Etant donné que je n'ai pas encore gagné de guerre entre bloggers, c'est l'occasion de me rattraper. Mais je promets rien parce que Chris a plus d'amour pour Leone que moi... ;-)
Celui qui a la meilleure critique ou la plus longue gagne ok ? Merci...lol
Mon avis de vrai de vrai
"Il était une fois dans l'ouest" ou plutôt comment continuer dans le succès après l'énorme succès "Le bon, la brute et le truand" selon Sergio Leone. Leone décide alors de réalisé un nouveau western spaghetti histoire de ne pas trop décrocher du western en créant une trilogie mythique afin que le spectateur ne soit pas trop troublé par le changement de plan. Et Sergio Leone pourra ainsi arriver à la fin de son projet "Il était une fois en Amérique". Alors je veux savoir votre avis... Bonne ou mauvaise chose d'avoir réalisé ce "Il était une fois en Amérique" ? Moi je dis bonne et mauvaise dans le sens où si il avait arrêté, il serait encore en vie (oui, il avait une maladie du coeur qu'il fallait opérer pour qu'il survive, mais pour cela le tournage devait s'interrompre et ça Leone refusa ! Signe évident pour son amour sur ce film et sur le cinéma en général...)
Le western, un genre, ou plutôt une histoire parlant et plus souvent critiquant l'ancienne société américaine (et elle n'a fait qu'empirer maintenant). On pense directement à Michael Moore qui est une sorte de Leone n°2 mais dans un registre très différent et une façon de parler de la chose différente. Pas le même genre mais la même ambition parfois...
Mais cet fois Sergio Leone ne parle pas totalement de politique mais d'une histoire plutôt banale tournant autour de la vengeance. Tarantino recopie un peu (beaucoup ?) cette idée en réalisant le fabuleux "Kill Bill", une histoire qui tourne autour d'une vengeance coupé en deux vollets (Ok, ici c'est une trilogie mais Tarantino a aussi en vue de réaliser un Kill Bill 3 où l'histoire serait que la fille de Vernita Green se venge en tuant "Black Mamba). Quentin tarantino va jusqu'à voler les musiques de Morricone...
Au casting deux grands habitués du western, je parle bien sûr de Fonda et Bronson. Et si il y a bien une gueule que j'apprécie dans le cinéma, c'est Henzy Fonda, quelle tête de fou ! Autant les gueules de Tarantino, Nicholson, Burton j'avais adoré, celle-ci je fonds... c'est sans doute l'acteur le plus "apte" à jouer dans un western et peut-être l'acteur le plus connu (avec Eastwood, Wayne, Stewart) qui jouait dans des westerns. Il a toujours eu un regard de méchant, la preuve il joue quasimment toujours le rôle de méchant tant il a la tête qui est fait pour. Parmi les acteurs qui jouait dans des westerns les plus connus, je devrais rajouté Bronson qui vient se rajouter aussi à la liste des acteurs. Je vais encore me lancer dans un comparatif Kill Bill/Il était une fois dans l'ouest, mais il me semble que Tarantino aime rendre hommage donc je ne vais pas cacher qu'il aime ça... Uma Thurman joue ici quasimment le même genre de rôle que Charles Bronson. Tout deux veulent venger un être qui leur est cher. Thurman voulant vengé sa fille, Bronson voulant vengé son frère.
Sergio Leone réalise ici une oeuvre très ressemblant finalement à ses dernières oeuvres. Je m'explique, c'est typique d'un western italien ça ! Les grandes brutes toujours très classes avec leurs longs manteaux, les truands qui tuent ceux qui les gênent, le leader du gang (Fonda) toujours très intelligent et très adroit avec la gachette de la même façon qu'est le bon (Bronson dans ce cas-ci) toujours aussi précis et efficaces avec un flingue en main, les regards intenses et puis le traditionnelle face à face entre le bon et le truand qui mine de rien nous attire l'attention avec une musique de fond macabre dans un paysage de l'ouest américain. Une musique signé Morricone en plus, l'as des as dans la musique western !
Si j'ai parlé de Fonda et Bronson, il fallait que je parle obligatoirement de Claudia Cardinale qui interprète fabuleusement la femme en détresse qui sans ce personnage, le film n'aurait pas beaucoup de sens !
Au fond, les westerns n'ont pas beaucoup de plus dans le scénario mais c'est l'originalité et la musique qui font la différence. Et surtout les gueules de fous pour interpréter des personnage plus fous les uns que les autres ! Puis Leone n'est pas celui qui réussissait le mieux les westerns, celui qui a révolutionné cet art ? Je pense que tout le monde répondra oui. Leone a toujours su allié la violence à l'humour, la classe au même titre que Tarantino qui fonctionne de la même manière.
Une anthologie du septième art qui ne laissera personne indifférent !
Je sais pas si j'ai gagné le duel ou non à toi de décider Stef ! Surtout ne mâche pas tes mots ! lol Dis ce que tu penses réellement et si c'est Chris qui gagne je ne serai de toute façon pas déçu, parce que je connais son amour pour Leone... Mais n'oublie pas la fin du film... tu sais qui gagne et étant donné que je suis Bronson et que Chris est Fonda... lol
Chris VS Tim
Qui gagnera ?































