25 novembre 2005
ELEPHANT MAN - 1980
De : David Lynch
Avec : John Hurt, Anthony Hopkins, Anne Bancroft, John Gieguld, Wendy Hiller, Freddie Jones, Hannah Gordon et Michael Helphick
Synopsis
A Londres, en 1884, un jeune chirurgien idéaliste découvre une attraction dans des baraques foraines, Elephant Man est exhibé au public tel un phénomène de foire. C'est un homme totalement déformé qui est né ainsi, car sa mère, artiste de cirque, a été piétinée par des éléphants pendant sa grossesse. Il s'attache à cet être intelligent sensible, assoiffé d'amour, et fera tout pour stopper ses souffrances…
Mon avis
Sans doute le film le moins personnel de Lynch mais le film qui a lancé sa carrière !
Pour moi il s'agit ni plus ni moins du meilleur film sur la tolérence. La vie de John Merrick est passionante, on n'a pas envi que le film se termine tellement on est en admiration face à ce personnage de "homme éléphant" (John Merrick) si animal de l'extérieur mais si humain à l'intérieur. De tous les personnages c'est bien lui le plus humain de tous. A la fin du film on va même jusqu'à le trouvé mignon et on s'attache à lui, l'interprétation de John Hurt y est pour beaucoup. La reconstitution du corps de Merrick est tout simplement magnifique et la photographie est elle aussi remarquable. John Merrick est un des personnages préférés avec, comme je l'ai déjà dit, son grand coeur.
J'y revois un fond de Eraserhead dans ce Elephant Man. Car même si ce film est plus pour le grand public, on y retrouve la patte de Lynch ancrée dans ce film. Je ne sais pas pourquoi, on se laisse allé et on accroche à l'histoire... La musique vient en plus accentuer l'émotion.
Et pour la cerise sur le gateau, ce chef d'oeuvre est accompagné par un casting magnifique... Hopkins, magnifique ! Pour un premier rôle il entre déjà par la grande porte. Une de ses meilleurs interprétations ça ne fait pas de doute. Un mélange de classe et de naturel dans son jeux, quoi demander de mieux pour un acteur ? Personellement, c'est un de mes acteurs préférés. Et Anne Bancroft, sublissimale ! C'est la première fois que je la vois dans un film et je l'ai trouvé touchante dans son rôle de comédienne.
Et pour rendre encore plus de charme au film : le noir et blanc !
La réponse de Mel Brooks face à la victoire de Robert Redford aux oscars...
Mel Brooks - "Dans dix ans Des gens comme les autres ne sera plus qu'une simple question de quizz, Elephant man au contraire sera un film que les gens regarderont encore." .... Et il ne s'était pas trompé !
On dit quoi à Mel Brooks pour avoir offert à Lynch une deuxième chance ? Merci
"I'm not a animal ! I'm a human being ! I... am... a man !"
06 septembre 2005
ERASERHEAD - 1976
De : David Lynch
Avec : Jack Nance, Charlotte Stewart, Allen Joseph, Jeanne Bates
Synopsis
Henry Spencer mène une vie sans histoire, jusqu'au jour où sa femme Mary accouche d’un bébé absolument monstrueux, dont la tête est difforme et qui pleure sans arrêt...
Mon avis
Je vais essayer de faire du mieux que je peux parce que pas facile de faire une longue critique sur un tel film...
Ce film recèle tout ce qui constituera le cinéma de Lynch. Lynch, un artiste qui réussit ici de réaliser une oeuvre complexe. Pourquoi complexe ? Parce que Lynch y insère tout ses codes, ses symboles, son univers. Telle une oeuvre abstraite d'un peintre, voici une oeuvre asbstraite d'un cinéaste à grands talents qui a créé un film pourtant terriblement difficile d'accès. Pour un premier film, David Lynch y met audace et sincérité, il y met tout son coeur, toute sa passion de cinéphile afin de pouvoir lancer sa carrière de cinéaste. Il faut rappeller que David Lynch n'avait pas de quoi se payer une chambre d'hotel tant il fut pauvre... Malheureusement pour lui, le film fut un échec commercial et tout ses espoirs de devenir un jour cinéaste parmi les grands s'étaient éteints, mais un beau jour un dénommé Mel Brooks le proposa un marche, celui d'adapter le récit de Frederick Treves, "Elephant Man" , pari gagné, Lynch entre dans l'histoire. Mais Lynch fait parti de ces cinéastes discrets mais au talent indéniable.
D'entrée, on sait qu'on entre dans un film incompréhensible. Le seul moyen de comprendre est de se laissé emporter et de ne pas réfléchir sans pour autant se détacher de l'histoire. Beaucoup d'images pour quasi aucun son. On comprend soudain pourquoi Kubrick considère ce film comme le meilleur de tout les temps. On peut ainsi comparer ce film à "2001: L'odyssé de l'espace" qui fonctionne de la même manière, peu de sons mais beaucoup d'images, donc seul moyen de comprendre c'est d'encore une fois se laisser emporter par la magie... On pourrait même se demander si de par ce film, Lynch ne voulut pas rendre hommage à Kubrick.
"Eraserhead" est avant tout un film sur la métamorphose de l'homme et de la vie... ou plutôt la métamorphose de Kafka. Lynch fait réfléchir son spectateur et lui incite à réfléchir comment serait la vie si on pouvait avoir ce que l'on désirait, question symbolisé dans le film lorsque Henry Spencer s'arrête devant son radiateur et rêve d'une femme au visage étrange (comme pour "Elephant Man" mais en femme). On a difficile à dire ce que symbolise exactement cette femme mais c'est bien une preuve que les symboles de Lynch seraient simples dans la mesure où ce soit nous qui inventons le comment du pourquoi. C'est pourquoi je pense que personne n'aura le même point de vue sur ce film car c'est avant tout nous qui choisissons la signification des symboles de Lynch.
On se demande si le cinéma de Lynch n'est pas avant-tout un cinéma d'imagination, de choix, de rêve. En fait ce film n'est pas si complexe qu'on imagine, il suffit de ne pas trop réfléchir et de suivre nos envies...
Voilà, cet avis m'est personnel mais comme je l'ai dit chacun aura un point de vue différent...




























