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A blog apart , VIVE LE CINEMA

19 décembre 2005

KING KONG - 1933

De : Ernest B. Schoedsack et Merian C. Cooper

Avec : Fay Wray, Robert Armstrong, Bruce Cabot, Frank Reicher, Sam Hardy, Noble Johnson, Steve Clemente, Roscoe Ates, Merian C. Cooper, Ernest B. Schoedsack, Vera Lewis et Victor Wong

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Synopsis
Figurante sans travail, la blonde Ann Darrow est engagée par le réalisateur Carl Denham pour être la vedette de son prochain film. Le Venture, le navire commandé par le capitaine Englehorn et qui comprend toute l'équipe, atteint Skull Island, une île mystérieuse où vivrait une créature légendaire vénérée par les indigènes et appelée King Kong.
Durant le voyage, Ann tombe amoureuse de John Driscoll, le second du bateau. Une fois débarqués, les explorateurs sont aussitôt repérés par les indigènes et font marche arrière. Mais ces derniers enlèvent Ann, la "femme aux cheveux d'or", et l'attachent pour l'offrir en sacrifice à King Kong.
Au moment où ses compagnons arrivent pour la délivrer, un singe gigantesque saisit la jeune fille et disparaît dans la forêt. Denham et ses hommes se lancent alors à la poursuite de King Kong.

Mon avis
Un de mes plus grands coups de coeur de toute ma vie ! Je voulais le voir depuis la sortie de la version de Peter Jackson (qui me tentait moins d'ailleurs). Je m'attendais à un très bon film, un magnifique divertissement mais pas à un chef d'oeuvre... erreur !
Le roi Kong est un mythe à lui tout seul. C'est bien simple, qui ne connait pas King Kong ? Qu'il l'ait vu ou non, le spectateur connait ce monstre et pourtant si... humain !

Je ne sais pas vraiment si je suis en train de me laisser emporter par l'émotion mais j'ai comme l'impression que ce film fait parti de mon top 20 ! Un film dont on ne peut que tomber sous son charme. Son ambiance si mystérieuse et si captivante nous donne carrément envi d'aller à Skull island pour voir ces paysages brumeux ! Et pour rendre à l'île tout son charme, le noir et blanc (remarquez, à l'époque difficile de faire des films en couleurs !). Au niveaux des effets spéciaux, à l'époque, les spectateurs étaient servis. Effets spéciaux qu'on pourrait qualifier de pâtes à modeler mais qui eux aussi participent à l'ambiance du film, à l'intrigue. Et en même temps ça nous change des films à effets spéciaux bourratifs que l'on connait.

Haut delà d'un bête film de monstre à deux balles, les réalisateurs vont entrer dans la psychologie des personnages (surtout King Kong) et nous font montrer leurs multiples facettes. Leur bon et leur mauvais côté... c'est en fait ce qu'il devrait avoir dans tout film d'action !

Les scènes cultes se succèdents les unes après les autres dont la fameuse scène de l'Empire state buildings qui devrait se trouver dans les livres d'histoire ! Tout est culte dans ce film, les personnages, l'histoire, les scènes... tout je vous dit !

Enooooooooooorme coup de coeur !!

Posté par ablogapart à 19:45 - Cooper - Commentaires [10] - Permalien [#]

Commentaires

    Mouais

    Enfin moi et King Kong ça fait 12, je n'ai jamais vraiment été fan, même pas de cette version de 33, qui est plus culte que chef d'oeuvre je dirais, mais bien entendu cela n'engage que moi. Bravo pour l'article en tout cas, ton point de vue est bien dévelloppé. Joyeux Noel Timou!

    Posté par Michael, 23 décembre 2005 à 18:20
  • Comme Michael...

    ...oui, bien sûr, c'est culte. Mais bon, je suis pas du tout fan.

    Posté par Tarantinette, 23 décembre 2005 à 19:53
  • je ne peux qu'approuver

    Et le Prophète dit « la Bête regarda la Belle. Son geste meurtrier resta suspendu. Et depuis ce jour, la Bête est comme morte ». C’est par ce proverbe arabe que débute un des plus grand classique du Cinéma Fantastique, j’ai nommé King Kong. Ce divertissement des années 30 donne immédiatement la teneur du métrage, à savoir une grande aventure romantique et tragique. Mais aussi un putain de film de monstres totalement immortel. C’est bien simple, qui ne connaît pas le mythe de King Kong ? (José Dayan, va te cacher !) Comment expliquer une telle popularité du personnage au travers les âges, notamment par le biais de suites et de remakes? Comment justifier le fait qu’une œuvre de plus de 80 ans continue d’exercer un tel pouvoir de fascination là où des grosses productions actuelles s’oublient instantanément ? Tout simplement, qu’est-ce qui fait de King Kong un chef d’œuvre ?


    Petit flash back : nous sommes en 1925 et le producteur Merian Cooper découvre ébahi le film « le Monde Perdu », grand spectacle muet blindé de dinosaures en tout genre et s’achevant par un lâcher de grosses bestioles dans les rues de Londres (idée que Spielberg a évidemment reprise dans son propre Monde Perdu). Un rythme enlevé, des trouvailles visuelles et des effets spéciaux signés Willis O Brien finissent par le convaincre de lancer son propre film d’aventure dantesque. Commence alors la recherche d’un script nourri de ses propres expériences en tant que documentariste. Alors que l’explorateur W. Douglas Burden revient d’un voyage en Malaisie, il décrit une bête terrifiante nommé Komodo, un reptile gigantesque, que Cooper s’empressera d’insérer dans son intrigue, tout en prenant le soin de transformer l’animal en singe géant, idée probablement inspirée à l’époque par la présentation de Gargantua, le plus grand singe en captivité jamais présenté jusqu’alors.
    Vient ensuite l’écriture d’un script fait avec la participation de Ruth Rose, la femme de Ernest B. Schoedsack qui est autre que l’autre réalisateur que King Kong. Kong… Un mot qui est choisi en remplacement du titre « la 8ème Merveille du Monde » parce qu’il a une connotation orientale et qu’il signifie singe en malais. Pour dessiner le mieux possible ses personnages, Cooper se sert de Ruth comme modèle pour Ann Darrow et va projeter ses ambitions de réalisateur sur Carl Denham, cinéaste vedette du film souhaitant toucher le public avec une histoire d’amour (soit ce que le documentaire ne permettait pas à Cooper) tout en lui en mettant plein les yeux. En dépit des 650 000 dollars de budget alloué (une somme astronomique pour l’époque), les décors seront le fruit de beaucoup de recyclage, afin de perdre le moins d’argent possible pour en offrir toujours plus au public. Le grand mur du village indigène a en effet servis aux Roi des Rois de Cecil B. DeMille et la jungle a déjà servi dans les Chasses du Comte Zaroff (signé du même Schoedsack). Côté effets spéciaux, les trucages n’hésitent pas à faire de la récup aussi vu que O’Brien injectera au film des plans du film Creation, œuvre achetée par la RKO (productrice de King Kong) mais ayant été annulée afin d’investir un maximum de capitale au Roi Singe. C’est le compère d’O’Brien, Marcel Deldago, qui prendra en charge les miniatures du Singe, mis en mouvement par la magie de la stop motion (système rendu davantage populaire par Ray Harryhausen).


    De grands moyens payants car à sa sortie en mars 1933, King Kong est un triomphe. La raison de ce succès ? Les deux réalisateurs ne se sont jamais laissés emportés par leur voler d’en mettre plein les yeux. Bien sûr, leur film est un moment de cinéma très intense où se succèdent sans interruption les scènes d’anthologie. Bien sûr, en tant qu’œuvre de divertissement, les aberrations narratives pleuvent sans interruption (comment Kong est transporté à New-York, pourquoi diable mettre une porte dans une forteresse ??). Mais la force du film vient clairement de sa mise en scène qui assume totalement ce qu’elle représente, à savoir un morceau de Cinéma à grand Spectacle. On ne sera guère surpris de voir qu’avant de lâcher le bestiaire dément (ptérodactyle, anaconda, tyrannosaure et même une araignée géante dans une scène censurée depuis perdue), les réalisateurs font d’abord monté la sauce. L’objet de fascination (les monstres) sont d’abord suggérés aux spectateurs par le biais d’Ann Darrow, actrice du film réalisé par Carl et qui servira de référent émotionnel au spectateur. Ainsi, avant d’arriver sur l’île, une séquence nous montrera Carl demandant à sa comédienne de jouer l’effroi face à un monstre dont on ignore encore l’aspect. Ann pendra alors l’expression exacte de celle qui s’affichera sur les traits des spectateurs, en levant les yeux au ciel, de la même manière que le public lève les yeux face à l’écran. Son hurlement deviendra alors un élément annonciateur de le peur, à la différence qu’elle ne sera plus simulée par la suite. Comme pour rappeler à l’audience que King Kong n’est jamais qu’un film, le premier plan nous dévoilant Skull Island sera fera par le regard des héros sur le bateau, alors qu’un réseau de cordage encadre le paysage, formant ainsi un écran dans l’écran. Par la suite, lors des multiples scènes de monstres, les deux cinéastes tireront admirablement parti d’un de leur trucage, la rétro projection, en plaçant systématiquement Ann Darrow au rang de spectatrice de l’action. Au premier plan, nous tournant le dos comme si elle faisait parti de la salle, elle devient définitivement le référent du spectateur, le seul point d’accroche reflétant chacune de nos émotions. Les monstres sont les vedettes et Cooper et Schoedsack le savent. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si, une fois qu’ils ont fini d’épater la galerie, les deux réalisateur tuent eux-mêmes leur créature en endossant symboliquement le rôle des aviateurs.


    Bien plus qu’un spectacle, King Kong résonne aux oreilles des néophytes comme une variation émouvante de la Belle et la Bête. Une histoire d’amour matinée de fantastique ? Bien sûr, il n’y a qu’à voir la scène à fortes connotations sexuelles de l’effeuillage de Fay Wray pour s’en convaincre. Mais ne voir dans le film qu’une histoire d’amour entre une femme et un singe géant serait des plus réducteurs surtout que l’amour n’est pas spécialement réciproque). Il faut creuser au-delà. En substance, le mythe de la Belle et la Bête nous parle d’une femme qui libère l’Homme de son animalité par la force de l’Amour. Message positif pris à total contre-pieds puisque Kong finira par mourir et le métrage se clôturera par la célèbre réplique : la Belle a tué la Bête. Par la mort de Kong, c’est l’Humanité toute entière qui est décrite comme une société vouée à la mort. Le rappel du contexte historique en début de film (la Grande Dépression) nous montrera déjà un monde fait d’inégalité sociale (Ann Darrow est d’abord une SDF affamée tentant de voler une pomme). Par la suite, la parallèle entre l’homme et le singe sera établi au détour d’une séquence romantique où Driscoll se comparera à Iggy le petit macaque. Si Kong est à priori présenté comme un monstre écrasant tout sur son passage, de la même manière que les indigènes sont montrés comme des sauvages, le film ne s’arrête pas à cette vision simpliste des choses. Car si Kong ne cesse de sauver Ann des griffes de bestioles voraces, c’est par un jeu d’échos que le film dévoile toute sa thématique. Si l’on est effrayé par la vision d’une femme enchaînée servant de spectacle aux indigènes, ne l’est-on pas tout autant lorsque Kong se retrouve lui-même dans une situation similaire ? Qu’il s’agisse de la posture christique ou de la présence de spectateur, le parallèle (évoqué jusque dans l’affiche du film) entre l’homme et la bête est on ne peut plus significatif. On ne sera alors guère surpris de constater des similitudes entre la jungle tropicale de Skull Island et la jungle urbaine de New-York. Dans les deux cas, Kong subit les assauts (même s’il demeure un objet destructeur et carnivore avant tout) de monstres, qu’ils soient animales ou mécaniques. Le métro aérien pourrait nous renvoyer au serpent géant et les avions de chasse au dangereux ptérodactyle. Ce n’est alors plus un hasard si Kong se réfugie au sommet de l’Empire State Building à la fin du film. Capable d’éprouver des sentiments d’affections pour une femme, il s’est humanisé et s’est élever au sommet du symbole de la perfection de l’Homme (l’Empire State était et est redevenu le plus grand gratte-ciel New-yorkais). Mais l’incompréhension de la population de l’époque, symbole d’une Amérique puritaine et socialement divisée, se chargera de la faire chuter dans une allégorie finale figurant tout simplement parmi les plus grands moments du Cinéma.


    Bien loin du discours simpliste qui aurait pu le limiter (belle habillée en détresse portant à un moment tenue moyenâgeuse, un beau héros défiant les dangers pour la sauver de la tour du dragon…), King Kong demeure un spectacle éblouissant se chargeant de décupler notre empathie pour des monstres ne faisant jamais que nous ressembler (même si Kong est barbare, le bruits des avions à la fin rappelle que l’Homme et la Guerre le sont bien plus). Une des plus belle fable du Cinéma. Un chef d’œuvre, tout simplement.


    NOTE : 6/6

    Posté par merovingien, 23 décembre 2005 à 20:10
  • Comme Mike & Sarah

    J'suis pas super fana de King-Kong, même s'il faut saluer la prouesse de l'époque.

    C'est quoi au fait ton top 20 ?

    Posté par chrislynch, 23 décembre 2005 à 20:54
  • Chris top 20

    1/ Pulp fiction
    2/ Eraserhead
    3/ Le Parrain 1 et 2
    4/ Raging bull
    5/ Citizen Kane
    6/ Orange mécanique
    7/ Taxi driver
    8/ Le bon, la brute et le truand
    9/ Psychose
    10/ L'étrange Noël de Mr. Jack
    11/ Docteur Folamour
    12/ Voyage au bout de l'enfer
    13/ Reservoir dogs
    14/ King Kong - 1933
    15/ Chat noir, chat blanc
    16/ Big (je l'ai revu hier : un délice !)
    17/ Les temps modernes
    18/ Edward aux mains d'argent
    19/ Old boy
    20/ Elephant man

    Ce fut long mais les classements ne sont jamais les mêmes tout les jours !

    ++

    Posté par Tim, 23 décembre 2005 à 23:05
  • Pas mal

    Pas mal, pas mal, que du bon dans ce classement... ))

    Posté par chrislynch, 24 décembre 2005 à 08:54
  • Chris :-)

    )))

    Posté par Tim, 24 décembre 2005 à 14:34
  • Comme c'est étrange...

    De voir ce film en corrélation avec le remake de Jackson sur presque tous les blogs lol

    Perso, mon produit hollywoodien préféré, réellemen sublime même après presque 75 ans d'existence. La marque des chefs-d'oeuvre...

    De mieux en mieux tes choix et tes critiques Tim tu vas finir par me dépasser arrête hein lol je plaisante ;p

    Posté par Bastien, 24 décembre 2005 à 14:43
  • Semble pas mal!

    Et bien, à vrai dire, ce film ne me tentait pas tellement, mais j'ai vu King Kong de Peter Jackson et celui de 1976, et depuis j'ai très envie de voir cette version originale! Dès que j'ai l'occasion, j'essairais de la voir!!!!!

    @ ++

    Bonne Année 2006!

    cine-world.skyblog.com

    Posté par Theo, 26 décembre 2005 à 11:01
  • pour uen comparaison

    si ta vu lancien king-kong, se serait bien de le comparer o nouveau.se serait mieu.

    Posté par the good, 05 janvier 2006 à 15:06

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